Au 1er août 2026, les tarifs de l’électricité grimpent de 2,5%, tandis que le gaz naturel recule de 0,8%. Derrière ces pourcentages se cache une réalité plus nuancée : pour les 20 millions de foyers français abonnés aux tarifs réglementés, la facture annuelle augmente de 26 euros. Parallèlement, le taux du Livret A augmente de 1,5% à 1,7%, offrant un rendement accru aux épargnants.
Tarifs d’électricité et de gaz, Livret A, garages… : tout ce qui change en août 2026

Électricité en hausse, gaz en baisse !
Les changements du 1er août 2026 dessinent une carte contrastée pour le budget des ménages. Il y a tout d'abord la hausse de 2,5% des tarifs réglementés de vente d'électricité (TRVE), qui frappera directement 20 millions de foyers français. Selon les calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), cette augmentation se traduira par une dépense supplémentaire moyenne de 26 euros par an, soit 2,17 euros mensuels. Dans l'hypothèse où il n'y aurait pas de baisse avant l'hiver, les ménages équipés de chauffage électrique subiront un impact plus marqué. Pour un appartement de 70 m² chauffé à l'électricité, la facture annuelle grimpera de 35 à 40 euros.
Cette hausse du tarif de l'électricité s'explique par la persistance de prix de gros élevés, liés aux contraintes d'approvisionnement et aux investissements dans la transition énergétique. La CRE ajuste trimestriellement les TRVE pour maintenir l'équilibre financier des fournisseurs historiques tout en protégeant les consommateurs des chocs tarifaires brutaux. Le gaz, moins soumis aux tensions géopolitiques qu'en 2024-2025, bénéficie d'une détente progressive des cours mondiaux.
Le prix repère du gaz naturel, lui, affiche un recul bienvenu de 0,8%. Pour les foyers chauffés au gaz, cette baisse (de 164,21 euros à 162,89 euros le MWh TTC) représente une économie de 1,32 euro sur un mois, soit environ 16 euros sur l'année. Quant aux logements combinant électricité et gaz, ils voient leur balance énergétique pencher du côté négatif : la hausse de l'électricité absorbe la baisse du gaz, avec un solde défavorable d'environ 10 euros par an. Les foyers tout gaz, minoritaires, profitent pleinement de la décrue tarifaire, bien que modeste.
Les tarifs réglementés, gage de stabilité relative
Il faut savoir que l'électricité et le gaz obéissent à des logiques de marché distinctes. Le prix de l'électricité intègre les coûts de production nucléaire, hydraulique et renouvelable, ainsi que les investissements dans les réseaux. La France importe également de l'électricité lors des pics de consommation, à des tarifs indexés sur les bourses européennes. En 2026, les centrales nucléaires françaises fonctionnent à pleine capacité, mais les besoins en maintenance et les investissements dans la filière EPR2 pèsent sur les coûts. Le gaz, lui, profite d'une offre mondiale plus abondante et de stocks européens reconstitués après les crises de 2022-2023.
Les TRVE servent d'amortisseur entre les fluctuations brutales du marché de gros et les factures des particuliers. En lissant les variations sur plusieurs trimestres, la CRE évite les hausses à deux chiffres observées dans certains pays européens en 2025. Toutefois, les tarifs de marché restent souvent plus compétitifs pour les gros consommateurs. Environ 30% des ménages français ont quitté les tarifs réglementés pour des offres concurrentielles, misant sur des prix fixes ou indexés. La hausse du 1er août 2026 pourrait relancer ce mouvement de migration tarifaire.
Livret A et LDDS : le rattrapage de l'épargne réglementée
Concernant l'épargne réglementée, l'arrêté du 28 juillet 2026 porte le taux du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) de 1,5% à 1,7%. Pour un épargnant détenant le plafond de 22.950 euros sur son Livret A, le gain annuel passe de 344,25 euros à 390,15 euros, soit 45,90 euros supplémentaires. Sur un LDDS plafonné à 12.000 euros, le rendement grimpe de 180 euros à 204 euros par an.
Immatriculation d'un véhicule d'occasion : moins de garages susceptibles de vous aider
Enfin, les automobilistes qui achèteront un véhicule d’occasion pourraient bientôt voir les démarches de carte grise évoluer. À partir du 1er août 2026, les garages qui réalisent les demandes d’immatriculation devront respecter de nouvelles règles destinées à sécuriser le dispositif et à limiter les fraudes. Les professionnels devront notamment justifier d’une activité existante depuis plusieurs années, répondre à des critères de volume d’activité, renouveler leur habilitation et utiliser un coffre-fort numérique pour protéger les documents transmis.
Ces mesures interviennent après plusieurs affaires liées à des détournements du système d’immatriculation des véhicules, avec l’utilisation frauduleuse de comptes de garages. L’objectif est de renforcer les contrôles sur les intermédiaires autorisés à accéder au SIV. En pratique, cette réforme pourrait réduire le nombre de professionnels habilités et entraîner des délais supplémentaires pour certaines démarches, le temps que les garages concernés adaptent leurs procédures.
