<-- Ad-inserter -->

Anton Kunin

Anton Kunin
Après son Master de journalisme, Anton Kunin a rejoint l'équipe d'ÉconomieMatin, où il écrit sur des sujets liés à la consommation, la banque, l'immobilier, l'e-commerce et les transports.
  • Augmentations salariales 2027 : la fin des hausses générales pour tous

    Augmentations salariales 2027 : la fin des hausses générales pour tous

    Moins d'une entreprise sur deux prévoit une augmentation générale en 2027. Selon l'enquête Figures menée auprès de 105 entreprises représentant 160 000 salariés, les augmentations salariales s'individualisent au profit de la performance et des rattrapages.…
  • Christophe Fanichet débarque chez Eurostar après son éviction de SNCF

    Christophe Fanichet : 3 ans pour sauver le monopole d’Eurostar

    Évincé de SNCF Voyageurs en juillet 2026, Christophe Fanichet prend les rênes d'Eurostar le 1er décembre 2026. Sa mission : préparer l'opérateur transmanche à l'arrivée de Virgin Trains et Trenitalia en 2029-2030, tout en visant 30…
  • Alstom prépare un désendettement massif après l'alerte sur ses résultats

    Alstom prépare un désendettement massif après l’alerte sur ses résultats

    Alstom traverse une nouvelle zone de turbulences. Confronté à des retards persistants dans la fabrication de ses trains Coradia Max destinés à l'Allemagne, le constructeur ferroviaire français revoit brutalement ses perspectives financières. Marge d'exploitation en…
  • Changement climatique : la chaleur coûte déjà des milliards à la France

    Changement climatique : la chaleur coûte déjà des milliards à la France

    La chaleur pèse de plus en plus lourd sur l'économie française. Selon le rapport Lancet Countdown 2026, qui vient de sortir, elle a entraîné une perte potentielle de revenus estimée à 2,69 milliards d'euros en…
  • Alphabet : pourquoi Wall Street punit un géant qui croît de 25% ?

    Alphabet : pourquoi Wall Street punit un géant qui croît de 25% ?

    Alphabet , la maison mère de Google, enregistre une croissance de 25% au troisième trimestre 2026 avec 127,6 milliards de dollars de revenus, mais Wall Street sanctionne le titre de 11% en après-bourse. Les investisseurs…
  • DPE : pourquoi deux maisons identiques se vendent-elles différemment ?

    DPE : pourquoi deux maisons identiques se vendent-elles différemment ?

    Depuis juillet 2021, le DPE intègre un double seuil : la note finale correspond à la plus mauvaise performance entre consommation d'énergie et émissions de gaz à effet de serre. Deux maisons quasi identiques situées de…
  • Microsoft supprime 60.000 postes pour financer son virage IA

    Microsoft supprime 60.000 postes pour financer son virage IA

    Microsoft propose à 60.000 de ses salariés, soit 27% de ses effectifs, de quitter volontairement l'entreprise d'ici fin 2026. Cette deuxième vague de départs en six mois répond à une équation financière implacable : financer plus…
  • Trêve hivernale : un répit qui ne suspend pas les dettes des locataires

    Trêve hivernale : un répit qui ne suspend pas les dettes des locataires

    La trêve hivernale, du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, suspend les expulsions locatives mais ne gèle ni les loyers ni les procédures judiciaires. Pendant cinq mois, les dettes s'accumulent et les jugements avancent,…
  • TikTok : enfin un repreneur pour sa branche Europe ?

    TikTok : enfin un repreneur pour sa branche Europe ?

    Après la restructuration de TikTok aux États-Unis, un scénario similaire a été envisagé en Europe. Le groupe de médias allemand Axel Springer, propriétaire de Politico et du Daily Telegraph, aurait proposé de participer au rachat…
  • Bouteilles en plastique : l’UE fait plier Coca-Cola, Nestlé et Danone

    Bouteilles en plastique : l’UE fait plier Coca-Cola, Nestlé et Danone

    Coca-Cola, Nestlé et Danone vont modifier les étiquettes de leurs bouteilles en plastique dans l’Union européenne. Derrière quelques mots supprimés et des précisions ajoutées sur le recyclage se joue un enjeu majeur pour l’industrie des…
  • Dangers de l'IA : Nvidia défend une régulation ciblée pour préserver la croissance

    Dangers de l’IA : Nvidia défend une régulation ciblée pour préserver la croissance

    Face aux inquiétudes sur les risques de l'intelligence artificielle, Nvidia défend une ligne économique claire : renforcer la sécurité des systèmes sans freiner l'innovation. Le géant américain des semi-conducteurs plaide pour une réglementation adaptée aux usages…
  • Émeutes 2026 : pourquoi votre assurance va coûter plus cher

    Émeutes 2026 : pourquoi votre assurance va coûter plus cher

    Les émeutes des 17 et 18 octobre 2026 coûtent 1,2 milliard d'euros aux assureurs, soit 50% de plus que les violences de 2023 qui avaient duré huit jours. Face à cette spirale de sinistres, les…
  • Investissements climat : les moins de 35 ans détiennent 3 fois plus

    Placements « climat » : les moins de 35 ans en détiennent 3 fois plus que les autres

    Le 7ème Baromètre CPR AM « Les épargnants et l’Investissement Climat » révèle une transformation radicale des investissements « climat » en France : détention en chute de 14 points pour les fonds ESG, concentration sur les moins de 35…
  • Propriétaire d'animal ? Vos données circulent déjà sur le dark web

    Propriétaire d’animal ? Vos données circulent déjà sur le dark web

    Le 18 octobre 2026, le pirate ChimeraZ a revendiqué l'accès à 2,9 millions de dossiers du fichier national I-CAD, exposant propriétaires d'animaux et vétérinaires à des risques de fraude ciblée. Voici les actions immédiates pour…
  • Seyssins,,france, ,september,9,,2025.,fruit,aisle,at,grand

    Inflation : les prix alimentaires pourraient bondir en 2027, alerte la BCE

    La Banque centrale européenne prévoit un rebond de l'inflation alimentaire à 3,4% au troisième trimestre 2027 en zone euro. Un double choc énergétique et climatique menace les budgets des ménages, dont le panier alimentaire reste…
  • Taxe foncière : révision des valeurs cadastrales prévue en 2028

    Taxe foncière : révision des valeurs cadastrales prévue en 2028

    À partir de 2028, la taxe foncière pourrait être recalculée à chaque vente ou transmission immobilière, sur la base du prix réel. Un amendement adopté en commission des finances propose de réviser progressivement les valeurs…
  • Voiture : 52,6% des Français n'y voient plus un objet de séduction

    Voiture : 52,6% des Français n’y voient plus un objet de séduction

    Un sondage Selvitys révèle que 52,6% des Français ne considèrent plus la voiture comme un objet de séduction. Le parfum agréable (74,6%) surpasse désormais la voiture de sport (49,1%) dans le palmarès des choses vues…
  • Pourquoi Netflix doit licencier 1.000 salariés malgré ses profits

    Pourquoi Netflix doit licencier 1.000 salariés malgré ses profits

    Netflix supprime 1.000 emplois, soit 6% de ses effectifs, principalement dans les départements produit, technologie, RH et juridique. Derrière la décision des co-PDGs Ted Sarandos et Greg Peters, un constat : l'entreprise ne croît plus aussi…
  • Quotas de boursiers et résidents : un objectif noble mais mal atteint Le constat est embarrassant pour Parcoursup. L'Institut des politiques publiques (IPP) vient de publier une étude qui pointe les dysfonctionnements du mécanisme destiné à favoriser l'admission des boursiers et des candidats résidant à proximité des établissements. Signée par Denis Sokolov, chercheur postdoctoral à Inria et au CREST, et Julien Combe, professeur d'économie à l'École polytechnique, cette analyse s'appuie sur les données de la campagne d'admission 2024. Elle révèle une contradiction : en cherchant à garantir une représentation minimale des publics prioritaires, l'algorithme peut accorder des avantages inutiles à certains candidats sans atteindre les objectifs de diversité sociale. L'enjeu dépasse largement une anomalie informatique. Derrière les classements, les listes d'attente et les propositions d'admission se joue l'accès à des études qui restent profondément marquées par les inégalités sociales. Les deux économistes ne remettent d'ailleurs pas en cause le principe des quotas. Ils démontrent plutôt que leur application actuelle présente des défauts structurels, au point de créer des situations injustifiées, y compris entre candidats boursiers. Autrement dit, le problème ne vient pas nécessairement de l'objectif poursuivi, mais de la manière dont Parcoursup tente de l'atteindre. Boursiers : des quotas de Parcoursup respectés sur le papier Depuis la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) du 8 mars 2018, les établissements publics d'enseignement supérieur doivent tenir compte d'objectifs de représentation des lycéens boursiers. Des taux minimaux sont fixés par les recteurs afin de favoriser la mixité sociale au sein des formations. Un autre mécanisme accorde une priorité géographique aux candidats résidant dans le secteur des formations publiques non sélectives, notamment certaines licences universitaires. Ces dispositions visent à limiter les obstacles sociaux et territoriaux qui pèsent sur les parcours d'études, rappelle l'IPP dans sa note d'octobre 2026. Le dispositif porte sur des volumes considérables. Pour la campagne 2024, les chercheurs ont analysé les données de 886.585 candidats et de 21.414 formations, représentant environ 523.000 places. Parmi ces capacités d'accueil, quelque 102.000 places, soit 19%, étaient théoriquement ciblées par les objectifs de représentation des boursiers, contre plus de 178.000 places, soit 34%, pour les candidats du secteur géographique. Ces volumes correspondent à des objectifs calculés à partir des taux fixés aux formations, et non à autant de sièges systématiquement bloqués pour une catégorie d'étudiants. Seulement, le système présente une particularité fondamentale. Avant l'ouverture de la phase d'admission, chaque formation établit son classement des candidatures selon ses propres critères pédagogiques. Parcoursup intervient ensuite pour transformer cette liste en un ordre d'appel intégrant les quotas. Le logiciel veille ainsi à ce que les catégories prioritaires soient suffisamment représentées parmi les candidats susceptibles de recevoir une proposition, à chaque niveau du classement. C'est précisément là que se niche le premier paradoxe. Garantir une proportion de boursiers parmi les candidats appelés ne signifie pas obtenir cette même proportion parmi les étudiants finalement admis. Un candidat peut décliner une proposition, préférer un autre établissement ou conserver une possibilité d'admission ailleurs. Les réponses successives modifient donc la composition des promotions, alors que l'ordre d'appel a été construit avant même que les intéressés aient commencé à faire leurs choix. La loi ORE formule pourtant ses objectifs en fonction des candidats admis, soulignent Denis Sokolov et Julien Combe dans leur note. En pratique, le mécanisme de Parcoursup vérifie les proportions dans les propositions émises. Une différence apparemment technique, mais aux conséquences très concrètes. Les établissements peuvent avoir appelé suffisamment de boursiers sans finalement atteindre la représentation souhaitée dans leurs effectifs. La situation est d'autant plus particulière que ces règles n'interviennent véritablement que lorsque les formations reçoivent davantage de demandes qu'elles ne disposent de places. Dans les cursus sélectifs, elles ne s'appliquent en outre qu'aux candidats que l'établissement a préalablement accepté de classer. Les quotas peuvent donc modifier l'ordre de priorité entre candidats retenus, mais ils ne contraignent pas la sélection initiale des dossiers par les formations, précise l'IPP. Formations et résidents de l'académie : quand deux priorités se télescopent Le second dysfonctionnement est plus déroutant. Dans certaines situations, Parcoursup accorde un avantage disproportionné à des candidats qui cumulent plusieurs critères prioritaires. Un lycéen bénéficiant d'une bourse nationale et résidant dans le secteur géographique de la formation peut, en effet, contribuer simultanément aux deux quotas. Cette combinaison lui donne parfois une place privilégiée dans l'ordre d'appel, y compris lorsque sa promotion dans le classement n'est pas nécessaire pour respecter les objectifs. Pour comprendre cette mécanique, les chercheurs proposent un exemple fictif particulièrement révélateur. Une formation dispose de trois places et doit compter au moins un boursier et un résident. Elle classe successivement Yanis, qui ne bénéficie d'aucune priorité particulière, Ethan, résident du secteur, Camille, boursière, puis Louna, qui est à la fois boursière et résidente. En suivant simplement son classement pédagogique, l'établissement admettrait Yanis, Ethan et Camille. Les deux objectifs seraient alors respectés. Pourtant, avec la méthode actuelle de construction de l'ordre d'appel, Louna passe devant tous les autres candidats parce qu'elle satisfait simultanément les deux conditions. Yanis et Ethan viennent ensuite, tandis que Camille recule. Si les trois premiers acceptent leur proposition, Camille se retrouve écartée alors qu'elle avait été mieux classée que Louna et que son admission aurait également permis d'atteindre les quotas. L'exemple détaillé par l'IPP montre ainsi qu'une candidate boursière peut être désavantagée par un mécanisme précisément conçu pour favoriser les boursiers. La priorité sociale et territoriale se transforme alors en avantage excessif. Le problème n'est pas que Louna bénéficie d'une protection particulière, mais que sa présence dans la promotion n'est pas indispensable au respect des objectifs. La modification du classement provoque une injustice sans produire de bénéfice supplémentaire pour la politique de mixité. Ces situations sont loin d'être anecdotiques. Dans les simulations réalisées sur les données de Parcoursup 2024, 174.801 candidats subissent un non-respect injustifié des priorités établies par les formations. Cela représente près d'un candidat sur cinq. Plus frappant encore, les chercheurs recensent 78.788 boursiers concernés sur les 153.081 présents dans leur échantillon, soit plus de la moitié des boursiers étudiés. Il faut toutefois préciser ce que recouvre cette notion d'injustice. Elle ne signifie pas nécessairement qu'un candidat aurait obtenu une place dans une formation en l'absence de quotas. Elle désigne une situation dans laquelle un candidat mieux classé est désavantagé au profit d'un autre, alors que cette inversion n'est pas nécessaire pour atteindre les objectifs fixés. C'est donc la cohérence des priorités d'admission, et non la légitimité des bénéficiaires, qui est mise en cause. Pourquoi des boursiers restent à la porte malgré les quotas L'autre effet pervers du système concerne les boursiers qui ne reçoivent jamais de proposition d'une formation qu'ils auraient pourtant souhaité intégrer. Tout part du caractère figé des ordres d'appel. Lorsqu'un boursier initialement bien placé refuse une offre pour rejoindre un autre cursus, cette décision ne conduit pas nécessairement Parcoursup à privilégier un autre candidat boursier. La formation peut continuer à appeler des étudiants qui ne bénéficient pas de ce statut, jusqu'à pourvoir toutes ses places. L'IPP illustre cette faille à travers un second exemple théorique. Une formation, disposant de deux places et soumise à un quota de 50% de boursiers, adresse ses propositions en suivant son ordre d'appel. Les premiers candidats boursiers sollicités choisissent finalement une autre formation. Au terme des échanges, les deux places sont occupées par des non-boursiers. Pourtant, une autre candidate boursière, Sarah, aurait accepté de rejoindre l'établissement. Elle ne reçoit simplement jamais la proposition qui aurait permis de satisfaire le quota. Ce scénario souligne une différence déterminante entre l'existence de candidats éligibles et la capacité de l'algorithme à les faire effectivement admettre. Le vivier de boursiers n'est pas toujours insuffisant. Parfois, c'est la succession des propositions, combinée aux décisions prises par les étudiants, qui empêche d'atteindre le résultat recherché. Les quotas sont censés corriger des déséquilibres, mais leur application anticipée ne tient pas suffisamment compte des préférences qui s'expriment pendant la procédure. Les chiffres mesurant ce décalage sont éloquents. Selon les simulations de l'IPP, le taux moyen de réalisation des quotas de boursiers atteint seulement 68,2% avec le dispositif actuel, alors qu'il pourrait monter à 87,8% avec une procédure révisée. Attention néanmoins : cet indicateur mesure le degré moyen de réalisation des objectifs, et non la proportion de formations qui respecteraient intégralement leur quota. Il ne permet donc pas d'affirmer que 31,8% des formations échouent à atteindre leur seuil. Le bilan apparaît sensiblement meilleur pour les résidents. Le taux moyen de réalisation des quotas géographiques s'établit à 98,4% avec le fonctionnement actuel, selon l'IPP. Cette différence montre que les difficultés concernent avant tout les objectifs de représentation sociale, plus sensibles à la combinaison des classements et des décisions individuelles. Le constat intervient dans un paysage éducatif déjà profondément inégalitaire. Les auteurs de la note rappellent, en s'appuyant sur des recherches antérieures, qu'environ 35% des jeunes issus des 20% de familles les plus modestes accèdent à l'enseignement supérieur, contre près de 90% parmi ceux appartenant aux 10% de familles les plus aisées. Les quotas sont précisément destinés à atténuer cette fracture. Leur fonctionnement imparfait limite donc la portée d'une mesure pourtant pensée pour réduire le poids de l'origine sociale. À ces écarts s'ajoutent les disparités territoriales qui précèdent même l'inscription sur Parcoursup. Dans une autre analyse publiée le 14 octobre 2026, l'économiste Youssef Souidi, de l'IPP, montre que 59% des lycées publics généraux et technologiques de Seine-Saint-Denis appartiennent à la catégorie sociale la plus défavorisée de la typologie étudiée, contre 8% à l'échelle nationale. L'offre scolaire accessible dépend également du lieu de résidence : 28% des jeunes du département disposent d'un lycée de secteur proposant une classe préparatoire aux grandes écoles, contre 100% des jeunes parisiens, selon cette étude. Il ne s'agit pas de taux d'admission en classe préparatoire, mais d'une mesure de l'offre présente dans les lycées de secteur. Elle illustre néanmoins des inégalités qui interviennent bien avant les décisions d'affectation dans le supérieur. Le caractère vicieux du mécanisme apparaît ainsi dans toute sa dimension. Les candidats les plus modestes rencontrent déjà des obstacles sociaux et géographiques importants. Parcoursup intègre une politique destinée à les réduire, mais ses règles peuvent simultanément empêcher certains boursiers d'obtenir une place accessible et favoriser inutilement d'autres profils. Deux défauts qui se cumulent sans que les objectifs de mixité soient nécessairement remplis. Loi ORE et formations : comment revoir la mécanique de Parcoursup Pour les auteurs de l'étude, une partie de la solution réside dans un changement de méthode relativement ciblé. Au lieu de modifier une fois pour toutes les classements avant la procédure, Parcoursup pourrait appliquer les quotas progressivement, à mesure que les candidats acceptent ou refusent les propositions. Chaque formation conserverait son classement pédagogique initial, mais les priorités seraient recalculées en fonction de la composition des admissions déjà obtenues et des places restant disponibles. L'algorithme ne chercherait donc plus à maintenir artificiellement une proportion minimale à chaque étape d'une liste établie en amont. Il vérifierait les besoins réels des formations au fil des réponses. Si le quota de boursiers est déjà atteint, les propositions suivantes suivraient normalement le classement pédagogique. Dans le cas contraire, la plateforme continuerait à donner la priorité aux candidats éligibles pour améliorer la réalisation de cet objectif. Les élèves cumulant les statuts de boursier et de résident ne bénéficieraient d'un avantage particulier que lorsque celui-ci serait utile. Cette modification pourrait produire des résultats importants. Les simulations de l'IPP sur les données de 2024 font passer le nombre de boursiers admis de 90.533 avec le mécanisme actuel à 100.329 avec la procédure alternative. La différence représente près de 9.800 admissions supplémentaires, soit une augmentation de 10,8% selon les chercheurs. Parallèlement, le nombre de places ciblées pour les boursiers effectivement pourvues passerait de 80.770 à 95.134, une hausse de 17,8% d'après les mêmes simulations. Le dispositif proposé modifierait surtout l'ampleur des déséquilibres entre candidats. Les 174.801 situations de non-respect injustifié des priorités recensées avec la procédure actuelle tomberaient à 1.028, soit une réduction de 99,4%. Parmi les boursiers, le nombre de candidats concernés chuterait de 78.788 à seulement deux dans les simulations. Ces résultats suggèrent qu'une application plus souple des quotas permettrait de mieux respecter simultanément les objectifs de mixité et les classements établis par les établissements. Les gains ne concerneraient pas uniquement le nombre d'admissions. Environ 22.000 boursiers obtiendraient une affectation qu'ils préfèrent strictement à celle issue de la procédure actuelle, contre moins de 3.000 qui recevraient une affectation jugée moins satisfaisante, selon les estimations de l'IPP. L'équilibre serait ainsi largement favorable aux bénéficiaires de bourses, même si la réforme ne profiterait pas individuellement à tous les candidats. En revanche, le nombre total d'admis varierait peu. Les simulations font apparaître 510.994 candidats admis avec le mécanisme alternatif, contre 510.722 avec les règles actuelles. La principale amélioration porterait donc sur la répartition des places entre les candidats et les formations, davantage que sur une augmentation globale des capacités d'accueil. Cette distinction est essentielle : les chercheurs ne proposent pas de créer massivement de nouvelles places, mais d'utiliser plus efficacement celles qui existent.

    Boursiers sur Parcoursup : le piège caché derrière les quotas d’admission

    Pensés pour favoriser l'accès des boursiers à l'enseignement supérieur, les quotas de Parcoursup produisent parfois l'effet inverse. Certaines formations n'atteignent pas leurs objectifs de mixité sociale, tandis que des candidats bénéficient de priorités injustifiées au…
  • Plus de 50.000 entreprises en difficulté en France depuis début 2026

    Plus de 50.000 entreprises en difficulté en France depuis début 2026

    Le nombre de défaillances d'entreprises semble enfin ralentir en France. Avec 14.652 procédures collectives ouvertes au troisième trimestre 2026, la hausse annuelle se limite à 0,5%. Un répit encore fragile : depuis janvier 2026, 52.700 entreprises…
  • Courses en ligne : quatorze enseignes affichent désormais les scores Yuka

    Courses en ligne : quatorze enseignes affichent désormais les scores Yuka

    Quatorze enseignes de la grande distribution, dont Intermarché, Carrefour et Chronodrive, affichent désormais le score Yuka directement sur leurs sites et applications de courses en ligne. Face à un marché où 1 Français sur 3…
  • Terres rares : l'UE accélère 46 projets pour réduire sa dépendance à la Chine

    Terres rares : l’UE accélère 46 projets pour réduire sa dépendance à la Chine

    La Commission européenne accélère sa stratégie sur les terres rares et les minerais critiques en sélectionnant 46 nouveaux projets industriels. Extraction, raffinage, recyclage : Bruxelles veut sécuriser les approvisionnements du continent et mobiliser 21,1 milliards d'euros…
  • Aux États-Unis, Microsoft, Adobe et Capgemini ne pourront plus embaucher d'étrangers

    Aux États-Unis, Microsoft, Adobe et Capgemini ne pourront plus embaucher d’étrangers

    Microsoft se retrouve au cœur d'une nouvelle offensive de l'administration Trump contre l'immigration professionnelle. Accusé par JD Vance d'avoir privilégié les travailleurs étrangers au détriment des Américains, le géant technologique est privé d'une procédure essentielle…
  • Allocution de Sébastien Lecornu : cinq chantiers pour les lycéens, peu de mesures

    Allocution de Sébastien Lecornu : cinq chantiers pour les lycéens, peu de mesures

    Attendu sur la mobilisation des lycéens, Sébastien Lecornu a multiplié les promesses de dialogue lors de son allocution du 7 octobre 2026, sans dévoiler de réponse immédiate aux principales revendications des manifestants. Le Premier ministre…
  • TPE : un tiers des petits patrons pense à fermer boutique

    TPE : un tiers des petits patrons pense à fermer boutique

    La rentrée vire à l’alerte pour une partie des TPE. Activité en recul, marge comprimée, trésorerie plus courte et investissements différés : dans le dernier baromètre du Syndicat des Indépendants et des TPE, 29 % des dirigeants…
  • Auchan : le Conseil d’État valide la plan social, 2.090 emplois supprimés

    Auchan : le Conseil d’État valide la plan social, 2.090 emplois supprimés

    Le Conseil d’État vient de sécuriser juridiquement le plan social d’Auchan. Mais sa décision ne déclenche pas une nouvelle vague de près de 2.400 départs : l’essentiel de la restructuration a déjà été engagé. Pour les…
  • Cantines : 1 plat sur 4 vendu comme bio ne l'est pas réellement

    Cantines : 1 plat sur 4 vendu comme bio ne l’est pas réellement

    Une enquête de la DGCCRF révèle qu'un quart des plats présentés comme bio dans une cantine municipale ne l'étaient pas réellement. Sur 4.800 professionnels contrôlés entre 2024 et 2025, 15,5% ont été sanctionnés pour fraudes…
  • Les entreprises d'insertion sous tension : activité solide, rentabilité en recul

    Les entreprises d’insertion sous tension : activité solide, rentabilité en recul

    Les entreprises d’insertion continuent de gagner du chiffre d’affaires et d’accompagner près de 93.000 personnes, mais leurs comptes se tendent. Marges en recul, capacités d’autofinancement fragiles et financement de la formation en baisse dessinent un…
  • VTC : une hausse de la rémunération face au prix du carburant

    VTC : une hausse de la rémunération face au prix du carburant

    La flambée des prix à la pompe rattrape les plateformes de VTC. Uber, Bolt, Freenow, Heetch et LeCab vont relever temporairement la garantie minimale de revenu horaire des chauffeurs. Une revalorisation destinée à amortir le…
  • Nvidia : un rachat d'actions record de 235 milliards de dollars

    Nvidia : un rachat d’actions record de 235 milliards de dollars

    Nvidia vient d'annoncer le plus grand programme de rachat d'actions de l'histoire américaine avec 235 milliards de dollars. Un choix économique qui privilégie le retour aux actionnaires plutôt que l'investissement en recherche et développement, malgré…
  • Boeing : le régulateur américain examine un nouveau problème sur le 737 MAX

    Boeing : le régulateur américain examine un nouveau problème sur le 737 MAX

    Un nouveau problème logiciel place le Boeing 737 MAX sous l’œil de la Federal Aviation Administration américaine. Dans un scénario très précis d’approche interrompue, une fonction de navigation automatique peut se désengager et obliger les…
  • Pompe à chaleur : l'État s'apprête à dégainer un « leasing social »

    Pompe à chaleur : l’État s’apprête à dégainer un « leasing social »

    Une pompe à chaleur coûte cher à l’achat, mais beaucoup moins à l’usage qu’une chaudière au gaz ou au fioul. C’est précisément cette contradiction que le futur « leasing social », attendu pour le 1er octobre 2026,…
  • Precarite Mobilite France Barometre Wimoov

    Précarité de mobilité : 1 Français sur 3 est désormais touché

    Se déplacer pour travailler, étudier, se soigner ou simplement faire ses courses devient une contrainte de plus en plus lourde pour une partie de la population. D'après le nouveau baromètre de Wimoov réalisé par Ipsos…
  • APL : le gouvernement remet le gel sur la table pour 2027

    APL : le gouvernement remet le gel sur la table pour 2027

    Le gouvernement veut de nouveau geler les APL en 2027. Après une première tentative abandonnée lors de l’élaboration du budget 2026, l’exécutif revient sur ce levier d’économies au moment où il cherche à dégager 54…
  • Avoir un enfant de plus : le manque d’argent freine deux parents sur trois

    Avoir un enfant de plus : le manque d’argent freine deux parents sur trois

    Agrandir la famille devient, pour une majorité de parents en France, une équation financière impossible. À en croire le dernier sondage OpinionWay pour l’ « Observatoire des familles » de l'Unaf, 67% déclarent ne pas disposer de…
  • Délais de paiement : la France retrouve son meilleur niveau en trois ans

    Délais de paiement : la France retrouve son meilleur niveau en trois ans

    Après deux années de détérioration, les retards de paiement diminuent franchement en France. Le délai moyen revient à 12,3 jours, et près d’une entreprise sur deux règle désormais ses fournisseurs à l’heure, apprend-on du dernier…
  • Revolut Piratage Usurpation Identite

    Revolut : les données sensibles de 680 clients livrées à des fraudeurs

    Une adresse électronique gouvernementale authentique aura suffi à contourner les contrôles de Revolut. La fintech britannique a transmis des données personnelles et financières à des fraudeurs qui se faisaient passer pour des représentants officiels. Quelque…
  • La moitié des entreprises familiales croît après une transmission

    La moitié des entreprises familiales croît après une transmission

    Alors que 87% des dirigeants d'entreprises familiales affirment avoir engagé une transmission, seuls 6% ont réellement passé le relais. Pourtant, les receveurs qui franchissent le cap transforment radicalement l'héritage reçu : 74% initient un nouveau projet…
  • iPhone Duo : Apple fait exploser les prix jusqu’à 3.839 euros

    iPhone Duo : Apple fait exploser les prix jusqu’à 3.839 euros

    Apple a profité de sa keynote du 9 septembre 2026 pour dévoiler l’iPhone Duo, son premier modèle pliant, aux côtés des iPhone 18 Pro et 18 Pro Max. En France, le nouveau venu démarre à…
  • Conforama Promotions Prix Barres Dgccrf Mise Conformite

    Prix barrés : Conforama épinglé pour pratiques commerciales trompeuses

    Une promotion n’est pas seulement une étiquette rouge, un pourcentage spectaculaire ou un ancien tarif rayé. Derrière chaque prix barré existe désormais une référence légale précise. Conforama vient d’en faire l’expérience : la Répression des fraudes…
  • Groenland : où iront les 200 millions d’euros promis par l’UE ?

    Groenland : où iront les 200 millions d’euros promis par l’UE ?

    Le 7 septembre 2026, à Nuuk, au Groenland, Ursula von der Leyen a matérialisé le rapprochement entre l’Union européenne et le Groenland par une annonce très concrète : un package « Global Gateway » de 200 millions d’euros…
  • Pesticides : près de 26 millions d'euros touchés par les victimes en 2025

    Pesticides : près de 26 millions d’euros touchés par les victimes en 2025

    Le record de demandes adressées au Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides cache une évolution plus lourde pour ses finances : les dossiers augmentent encore, mais les dépenses progressent bien plus vite. En 2025, pour la…