Migrants : 730 milliards d’euros transférés, un coût caché pour la France

En 2025, 220 millions de migrants ont transféré 730 milliards d’euros vers leurs pays d’origine, soit le double des flux de 2015. La France subit un déficit de 155 milliards sur quinze ans, avec 16 milliards perdus en 2023 seule. Une ponction économique qui dépasse désormais l’aide publique au développement et affecte PIB, fiscalité et consommation domestique.

Ade Costume Droit
By Adélaïde Motte Published on 15 septembre 2026 14h15
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Migrants : 730 milliards d’euros transférés, un coût caché pour la France - © Economie Matin

Selon le Fonds international pour le développement agricole, 220 millions de migrants ont transféré 730 milliards d'euros en 2025. Un chiffre qui a doublé en dix ans et qui, pour la première fois, dépasse largement l'aide publique au développement des grandes nations. Mais quel est le coût réel pour l'économie française ?

Un doublement en dix ans : les chiffres qui inquiètent les économistes

Le Fonds international pour le développement agricole rapporte que les transferts de fonds par les migrants ont atteint 730 milliards d'euros, contre environ 365 milliards en 2015. Cette hausse découle de l'augmentation des migrants internationaux, de l'amélioration des infrastructures de transfert et d'un accroissement des flux vers l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud. Selon la Banque mondiale, ces transferts sont des flux personnels de ménages résidents vers des ménages non-résidents, sans contrepartie économique directe. Contrairement aux investissements directs étrangers ou aux prêts, ces fonds ne génèrent aucun retour pour l'économie émettrice.

L'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID) a chiffré le déficit français à 155 milliards d'euros perdus sur quinze ans. En 2023, 16 milliards d'euros ont quitté la France, soit 44% du déficit européen total de 36 milliards. La majeure partie de ces fonds est destinée à l'Afrique, notamment au Maghreb. L'OID souligne que cette ponction financière nuit à la consommation, au produit intérieur brut et aux recettes fiscales. Les transferts informels, tels que les systèmes de hawala ou les porteurs physiques, échappent aux statistiques officielles, accentuant le déficit réel.

Quand les transferts de fonds dépassent l'aide publique au développement

L'aide publique au développement des pays occidentaux stagne ou diminue. La France consacre environ 0,43% de son PIB à l'APD, loin de l'objectif de 0,7% fixé par l'ONU. En parallèle, les transferts privés augmentent. Le FIDA note que ces transferts entre membres de familles ou proches dépassent l'aide publique, qui tend à baisser. En Afrique occidentale et centrale, ces flux représentent 4,2% du PIB régional, souvent plus que l'APD reçue. À la différence de l'aide structurée, qui finance infrastructures, santé et éducation, les transferts couvrent principalement des besoins immédiats comme l'alimentation et la santé courante, sans investissement productif.

La comparaison entre les 730 milliards d'euros transférés et l'APD mondiale, estimée à environ 200 milliards de dollars annuels, révèle un paradoxe économique. L'APD finance des projets structurants, tandis que les remises migratoires se concentrent sur la consommation immédiate. Ces flux créent une dépendance, les familles récipiendaires réduisant leur effort de travail local et comptant sur l'argent de l'étranger. Ce cycle migratoire perpétuel ne résout pas les problèmes de développement à la source.

Impact sur le PIB, la fiscalité et la consommation domestique

Chaque euro transféré représente un euro non dépensé dans l'économie française. En 2023, les 16 milliards d'euros sortis auraient pu stimuler la consommation domestique, la croissance et générer des recettes fiscales. Au lieu de cela, ils alimentent des économies étrangères. Les économistes estiment qu'un retrait de 16 milliards équivaut à une perte de 0,6% de croissance potentielle, une part non négligeable dans un pays qui prévoit 0,5% de croissance pour 2026. Les secteurs du commerce de détail, de la restauration et des services aux particuliers sont directement touchés par cette ponction.

La TVA perdue sur ces 16 milliards est d'environ 3,2 milliards d'euros annuels, auxquels s'ajoutent les cotisations sociales et impôts sur le revenu non générés. L'effet multiplicateur joue contre l'économie française : chaque euro non dépensé localement aurait circulé plusieurs fois. La demande intérieure s'affaiblit, pénalisant les entreprises locales et l'emploi. Les régions à forte concentration de populations immigrées souffrent d'une atonie commerciale, malgré une densité démographique élevée, laissant des quartiers peuplés mais économiquement exsangues.

La boucle perverse : aide sociale et transferts de fonds

Certains migrants, bénéficiant d'aides au logement, de distributions alimentaires et vestimentaires gratuites, peuvent transférer la totalité de leurs revenus. Les réseaux caritatifs, financés par des fonds publics ou privés, assurent leur subsistance locale, permettant l'envoi massif d'argent à l'étranger. Un migrant bénéficiant d'aides sociales peut théoriquement envoyer 100% de son salaire ou de ses allocations au pays. Ainsi, les aides sociales françaises deviennent un financement indirect des économies étrangères.

Si un tiers des transferts annuels de 16 milliards provient d'aides sociales, cela représente plus de 5 milliards d'euros de prestations détournées de leur objectif initial. La protection sociale vise à soutenir la consommation locale et l'insertion économique, mais ces transferts court-circuitent ce mécanisme. L'administration Trump a mis en place en 2025 une taxe de 1% sur les transferts de migrants, entrée en vigueur en janvier 2026, soulignant le coût économique de ces flux pour le pays émetteur. L'Union européenne, face à un déficit de 36 milliards en 2023, pourrait envisager une approche similaire pour limiter la fuite de capitaux et réorienter ces fonds vers l'économie domestique.

Les 730 milliards d'euros transférés par les migrants en 2025 posent une question économique majeure : peut-on durablement accepter une telle fuite de capitaux sans mesure corrective ? La réponse appartient aux décideurs politiques, mais les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Ade Costume Droit

Diplômée en géopolitique, Adélaïde a travaillé comme chargée d'études dans un think-tank avant de rejoindre Economie Matin en 2023.

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