À partir du 1er octobre 2026, le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passe de 600 à 1.000 euros par an et par salarié. Exonérée de charges sociales, cette aide vise à soutenir le pouvoir d’achat face à la flambée des prix du carburant, qui atteint 2,21 euros le litre en moyenne.
Carburant : le plafond de la prime versée par l’employeur passe à 1.000 euros

Avec un litre d'essence à 2,21 euros en moyenne et une inflation énergétique pesant sur les budgets des ménages français, le gouvernement a décidé d'augmenter la prime carburant. À partir du 1er octobre 2026, les employeurs pourront verser jusqu'à 1.000 euros par an et par salarié, contre 600 euros auparavant. Cette hausse de 400 euros a pour but de réduire les frais de trajet domicile-travail pour des millions de salariés.
Une hausse de 400 euros pour soutenir le pouvoir d'achat
La flambée des prix du carburant affecte fortement les ménages français, avec un prix moyen dépassant 2 euros le litre. De plus, le prix du gaz augmente de 6,3% dès le 1er octobre 2026. En réponse, le ministre des PME Serge Papin a annoncé le 24 septembre 2026 que le plafond de la prime carburant serait relevé. Selon lui, il s'agit d'une aide concrète au pouvoir d'achat, mise en place par les entreprises pour leurs salariés.
La prime carburant a rapidement évolué : fixée initialement à 300 euros, elle a été augmentée à 600 euros en juin 2026 et atteint maintenant 1.000 euros annuels. Cette progression démontre l'engagement du gouvernement à compenser l'augmentation des prix à la pompe. Pour Audrey Boucabeille, assistante de direction à Montpellier, qui parcourt 300 kilomètres par semaine, « cette prime compense presque entièrement la hausse récente. Elle nous permet de ne pas perdre de l'argent chaque mois, c'est un soulagement. »
Qui peut en bénéficier et comment ?
Ce dispositif est ouvert à de nombreux travailleurs, incluant les salariés en CDI, en CDD, à temps partiel, les intérimaires, les apprentis et les stagiaires. La prime couvre les frais de carburant classique ainsi que les frais de recharge pour véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène, soutenant ainsi la transition énergétique.
Pour les salariés à temps partiel, le calcul de la prime est spécifique. Si le temps partiel dépasse 50% de la durée légale hebdomadaire, la prise en charge est similaire à un temps complet. En dessous, le montant est ajusté proportionnellement aux heures travaillées, garantissant l'équité selon l'exposition aux frais de déplacement.
La prime peut être versée sur la fiche de paie ou via les titres-mobilités. Ce dispositif est exonéré de charges pour le salarié et l'entreprise, rendant la mesure fiscalement et socialement avantageuse.
L'impact financier pour les entreprises
Si la prime offre un répit aux salariés, elle représente une dépense pour les entreprises. Gérard Vaillat, dirigeant d'une pépinière de 23 salariés en CDI, estime ce coût à 12.000 euros s'il verse la prime maximale. « Notre société se porte bien, il est donc logique de partager ses succès avec nos salariés pour les remercier et les soutenir », explique-t-il. Pour les PME aux marges serrées, cette dépense peut néanmoins être significative, surtout dans un contexte économique tendu où les tensions sociales augmentent.
Le versement de la prime reste facultatif, sauf en cas d'obligation par convention collective ou accord de branche. Dans un marché du travail compétitif, la prime carburant peut servir d'outil de fidélisation et d'attraction pour les entreprises.
Une mesure temporaire jusqu'au 31 décembre 2026
Le nouveau plafond de 1.000 euros est effectif à partir du 1er octobre 2026, et ce jusqu'au 31 décembre 2026. Après cette date, le dispositif pourrait être modifié ou supprimé selon l'évolution des prix du carburant et les priorités gouvernementales. Cette durée limitée soulève la question de la pérennité de l'aide face à la persistance des tensions sur les prix des carburants. Les salariés et entreprises devront rester vigilants quant aux futures annonces pour préparer leur budget 2027.
Parallèlement, le gouvernement a étendu l'aide carburant de 100 euros pour les « grands rouleurs », avec un plafond de revenus passant de 1.650 à 2.035 euros nets mensuels. La date limite pour cette demande était le 30 septembre 2026, et ces mesures visent environ 5,5 millions de personnes selon les estimations du gouvernement. Reste à voir si elles compenseront durablement l'inflation énergétique actuelle.
