Emballage sur mesure : comment réduire le vide dans les colis et faire baisser ses frais d’expédition

Dans le commerce en ligne, expédier un produit dans un carton trop grand revient souvent à transporter de l’air aux frais de l’entreprise. Un colis peut ainsi être facturé jusqu’à six fois plus lourd que son contenu, tout en consommant davantage de carton et de matériaux de calage. L’emballage sur mesure permet de réduire ces pertes, d’optimiser la préparation des commandes et de mieux maîtriser les coûts logistiques.

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By Partenaire Published on 26 octobre 2026 16h25
Emballage Sur Mesure
Emballage sur mesure : comment réduire le vide dans les colis et faire baisser ses frais d’expédition - © Economie Matin

Le vide dans les colis, un coût caché pour les e-commerçants

Pourquoi les boutiques en ligne expédient-elles encore des produits dans des cartons surdimensionnés ? Le plus souvent, leur stock d’emballages e-commerce ne comporte que quelques formats standards. Un même carton sert alors à expédier un accessoire électronique, un vêtement ou une pièce détachée.

Cette organisation facilite la gestion des stocks, mais elle a un prix. Lorsque le produit n’occupe qu’une petite partie du carton, l’entreprise consomme davantage de matière, utilise plus de calage et réserve un volume inutile dans les véhicules de transport.

Le phénomène n’est pas marginal. Selon le rapport « Empty Space Economy » de DS Smith, 34 % des dirigeants du commerce interrogés reconnaissent que leurs colis font au moins le double de la taille du produit qu’ils contiennent.

Le taux de vide dans les colis mérite donc d’être suivi comme un véritable indicateur logistique. Pour le calculer, il suffit de comparer le volume intérieur du carton avec celui occupé par le produit emballé. Cette analyse permet d’identifier les références qui génèrent le plus de volume inutile et les formats à revoir en priorité.

L’objectif n’est pas de supprimer tout espace libre : un emballage doit protéger son contenu contre les chocs du transport. Il s’agit plutôt de trouver le bon équilibre entre protection, dimensions, consommation de matériaux et coût d’expédition.

Poids volumétrique : comment les transporteurs calculent vraiment le prix d’un colis

Le poids réel d’un colis ne suffit pas toujours à déterminer son tarif. Certains transporteurs utilisent également le poids volumétrique, une valeur qui traduit l’espace occupé par l’envoi. Lorsqu’elle dépasse le poids réel, c’est elle qui sert de base à la facturation.

La formule du poids volumétrique

La formule la plus courante utilise un diviseur de 5 000 :

Poids volumétrique (kg) = longueur × largeur × hauteur (cm) / 5 000

Le diviseur dépend toutefois du transporteur, de la destination et du service choisi. Il faut donc vérifier les conditions contractuelles applicables à chaque flux d’expédition.

D’après Sendcloud, UPS, DHL Express et FedEx appliquent le poids volumétrique, tandis que Chronopost et Colissimo l’utilisent notamment pour certains envois aériens. Mondial Relay et GLS, en revanche, ne l’appliquent pas.

Exemple :
un même produit dans deux cartons différents

Prenons un article qui pèse réellement 1,2 kg et comparons deux emballages, avec un diviseur de 5 000, hors arrondis et autres règles tarifaires.

Critère Carton standard Carton sur mesure
Dimensions extérieures 40 × 30 × 30 cm 25 × 20 × 12 cm
Poids réel du produit 1,2 kg 1,2 kg
Poids volumétrique 7,2 kg 1,2 kg
Poids retenu pour la facturation 7,2 kg 1,2 kg

Le produit est identique, mais son emballage multiplie par six le poids pris en compte. Pour un transporteur qui facture le poids le plus élevé entre poids réel et poids volumétrique, le carton standard sera facturé sur 7,2 kg, contre 1,2 kg pour le carton ajusté.

Répété sur plusieurs centaines de commandes quotidiennes, cet écart pèse lourdement sur le budget logistique. Pour réduire les coûts d’expédition e-commerce, il est donc pertinent d’analyser les dimensions des colis au même titre que leur poids.

Calage, casse, retours : les autres coûts d’un carton trop grand

Le transport n’est pas le seul poste concerné. Un carton surdimensionné entraîne aussi des dépenses de préparation, de consommables et, parfois, de gestion des retours.

Matériaux de calage : une consommation qui s’accumule

Pour combler l’espace inutilisé, les équipes ajoutent du papier kraft, du film à bulles, des coussins d’air ou des particules de calage. Ces matériaux limitent les déplacements du produit et absorbent une partie des chocs, mais ils augmentent le coût de chaque commande.

Il faut compter le prix des consommables, leur stockage et le temps nécessaire pour les installer. À l’échelle d’un entrepôt, quelques secondes supplémentaires par colis représentent plusieurs heures de travail par jour. Un carton mieux ajusté permet de limiter ce calage superflu, sans compromettre la protection.

Casse et retours : quand le produit bouge dans son emballage

Dans un carton trop grand, le produit peut se déplacer pendant la manutention. Si le calage est insuffisant ou mal positionné, les risques de chocs, de rayures ou de détérioration augmentent.

Un colis endommagé entraîne un remboursement ou un remplacement, une nouvelle expédition et du temps consacré au service client, sans oublier les réclamations auprès du transporteur. Un emballage ajusté, associé à un carton ondulé de résistance adaptée, réduit ces risques.

Expérience client et image écoresponsable

Recevoir un petit produit dans un emballage disproportionné donne une impression de gaspillage. Le client doit en outre se débarrasser d’un volume important de carton et de matériaux de remplissage.

Dans un marché où l’expérience après achat participe à la fidélisation, ces détails comptent. Réduire les emballages inutiles contribue à une image plus cohérente et à une utilisation plus raisonnée des ressources.

Emballage sur mesure : les solutions pour réduire ses frais d’expédition

Avant d’investir dans un nouvel équipement, un e-commerçant peut commencer par analyser son fonctionnement actuel. Trois actions posent les bases d’une stratégie d’emballage plus efficace.

1. Auditer les dimensions des produits et des colis. Mesurez les références les plus expédiées et comparez-les aux emballages utilisés. Relevez également les poids facturés, la quantité de calage et les incidents de transport.

2. Revoir la gamme de cartons disponibles. Si l’assortiment est homogène, remplacer quelques cartons inadaptés par des formats plus précis peut suffire. Attention toutefois à ne pas multiplier les références au point de compliquer le stockage et le travail des préparateurs.

3. Adapter le carton à la commande. Lorsque les dimensions des produits varient fortement, les formats standards atteignent leurs limites. Le carton sur mesure permet alors de dimensionner chaque emballage en fonction de l’article ou de la commande, tout en préservant la protection nécessaire.

Le choix dépend du profil de l’entreprise. Une petite boutique qui expédie quelques dizaines de commandes par jour peut commencer par élargir sa gamme de cartons. Un entrepôt qui prépare plusieurs centaines de colis quotidiens, avec un assortiment varié, a en revanche intérêt à étudier une production flexible.

Le contexte réglementaire renforce cette démarche. Le règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR, règlement (UE) 2025/40), applicable depuis le 12 août 2026, fixe à partir de 2030 un taux maximal d’espace vide de 50 % pour les emballages groupés, de transport et de commerce électronique. Les entreprises ont donc intérêt à optimiser leurs emballages dès maintenant plutôt qu’à l’approche de l’échéance.

Produire ses cartons sur mesure en interne : le choix des boxmakers

Pour les entreprises qui expédient régulièrement des volumes importants, la fabrication en interne constitue une alternative aux cartons achetés dans de nombreux formats. C’est le rôle du boxmaker, une machine qui transforme du carton ondulé en emballages aux dimensions de chaque expédition.

La machine est alimentée en carton ondulé, puis réalise la découpe et le rainage nécessaires au pliage. De nombreux équipements fonctionnent à partir de carton en paravent (fanfold) : une bande pliée en accordéon, facile à stocker, qui permet de produire des cartons de longueurs variables sans conserver chaque taille en stock.

Cette solution mérite une étude lorsque l’entreprise dispose d’un catalogue étendu, expédie plusieurs centaines de colis par jour et supporte des coûts élevés liés au transport, au calage ou au stockage des emballages. Pour décider, il faut calculer le coût complet par carton (investissement, consommation de carton, maintenance, main-d’œuvre) et le comparer à la solution actuelle.

Dans ce domaine, BoxMat conçoit des machines destinées à la fabrication de cartons sur mesure en carton ondulé. Fort de plus de 65 ans d’expérience, le fabricant propose une gamme allant des équipements compacts aux lignes de production complètes. Selon BoxMat, des emballages mieux ajustés peuvent réduire les dimensions de transport de 20 à 40 % dans de nombreux processus ; les résultats dépendent toutefois des produits et des emballages de chaque entreprise.

Les e-commerçants qui souhaitent franchir le pas peuvent consulter les machine d’emballage carton afin d’identifier l’équipement adapté à leurs volumes et à leurs contraintes de production.

En résumé

Un carton trop grand augmente les frais d’expédition, la consommation de calage, le temps de préparation et les risques de casse. La première étape consiste à mesurer le taux de vide de vos colis et à vérifier les règles de facturation de vos transporteurs. Selon la diversité de vos produits et votre volume quotidien, une gamme de cartons plus précise ou une production à la demande améliorera votre performance logistique.

Pour savoir si l’emballage sur mesure est rentable dans votre cas, analysez un échantillon représentatif de vos expéditions : dimensions des produits et des colis, poids facturés, consommables et incidents. Vous disposerez ainsi d’une base concrète pour estimer vos économies.