Nelly IVANCHAK, Directrice des Relations institutionnelles, branches et partenariats de l’OPCO Santé, est une experte de la formation professionnelle et de son financement, et œuvre au quotidien avec l’ensemble des acteurs paritaires pour développer et sécuriser les parcours professionnels de plus de 1.3 million de salariés. Après une expérience professionnelle de 15 ans en OPCA (UNFAF) en région Auvergne-Rhône-Alpes en tant que responsable de pôle puis Secrétaire générale de région, elle devient Directrice des Relations institutionnelles, branches et partenariats de l’OPCO Santé en 2023.
Nelly Ivanchak : « les besoins en soins et en accompagnement vont continuer à progresser dans les prochaines décennies »

Le Baromètre 2025 de l'OPCO Santé marque un tournant : des établissements renoncent désormais à pourvoir des postes ouverts, non par manque de candidats, mais par manque de budget. Quand et comment avez-vous identifié ce basculement ?
Le Baromètre 2025 nous a effectivement permis d'objectiver un phénomène nouveau. Depuis plusieurs années, les établissements nous alertaient principalement sur leurs difficultés à recruter, liées à la pénurie de candidats qualifiés. Cette réalité demeure : près de 26 500 postes restent aujourd'hui non pourvus dans les établissements confrontés à des tensions de recrutement, principalement sur les métiers d'aide-soignant, d'infirmier ou d'éducateur spécialisé.
Mais l'édition 2025 révèle un changement de nature. Les retours des établissements, croisés avec les analyses qualitatives du Baromètre, montrent que la question n'est plus seulement : « Trouverons-nous des candidats ? », mais de plus en plus : « Avons-nous les moyens financiers de recruter ? ». Les contraintes budgétaires et réglementaires conduisent certains établissements à reporter ou à annuler des recrutements pourtant identifiés comme nécessaires, faute de financements disponibles. C'est un signal que nous n'observions pas avec cette intensité lors de la précédente édition.
Cela ne signifie pas que les tensions sur le marché du travail disparaissent. Au contraire, elles restent très fortes sur les métiers du soin et de l'accompagnement. En revanche, nous assistons à un basculement : la difficulté ne relève plus uniquement de l'offre de travail, mais aussi de la capacité économique des établissements à maintenir leur niveau d'emploi. C'est un enjeu majeur, car il interroge désormais autant les politiques de formation et d'attractivité que les conditions de financement de notre secteur.
Vous évoquez 90 000 départs en retraite d'ici trois ans, soit 120 professionnels qui quittent le soin chaque jour ouvré. Sur ces 90 000 postes, combien seront effectivement pourvus selon vos projections ? Et combien ne le seront pas, faute de financement ?
Les 90 000 départs à la retraite constituent un défi collectif. Personne ne peut aujourd'hui garantir que chacun de ces postes sera remplacé, car cela dépend de nombreux facteurs qui dépassent largement le champ d'action d'un OPCO.
La première condition est de disposer d'un nombre suffisant de professionnels formés. Cela renvoie aux politiques publiques, aux capacités de formation initiale, aux instituts de formation, aux CFA et, plus largement, à l'attractivité des métiers. Former davantage de professionnels est un enjeu essentiel.
La deuxième condition est que les établissements aient les moyens de recruter et de fidéliser ces professionnels. Or le Baromètre montre que les contraintes budgétaires deviennent désormais un frein majeur. On peut former des professionnels, mais encore faut-il que les employeurs disposent des marges financières nécessaires pour les embaucher.
De notre côté, nous assumons pleinement notre responsabilité. Chaque année, l'OPCO Santé consacre 318 millions d’€ au financement de parcours qualifiants. Cela représente près de 26 000 professionnels accompagnés chaque année vers une qualification. Nous investissons également dans la reconversion, l'alternance, la promotion professionnelle et l'accompagnement des branches pour anticiper les besoins en compétences.
L'enjeu n'est donc pas de savoir si un acteur fait sa part. Chacun doit jouer son rôle : les pouvoirs publics, les partenaires sociaux, les employeurs, les organismes de formation, les branches professionnelles et l'OPCO. C'est de la capacité à articuler ces responsabilités que dépendra notre aptitude collective à relever le défi du renouvellement des générations.
Face à la pénurie, certains établissements sont tentés par la déqualification pour maintenir la continuité de service. Quels sont les risques économiques concrets de ce choix à moyen terme, notamment sur l'attractivité des métiers et la qualité des soins ?
Les établissements sont aujourd'hui confrontés à une équation particulièrement complexe. Ils doivent répondre à des besoins de prise en charge croissants, alors même que les tensions sur les recrutements persistent et que leurs marges financières se réduisent. Dans ce contexte, certains peuvent être tentés de revoir l'organisation des compétences pour assurer la continuité de service.
Toutefois, la qualification ne doit jamais être considérée comme une variable d'ajustement. À moyen terme, une déqualification fragilise l'ensemble de l'écosystème. Elle peut avoir des conséquences sur la qualité et la sécurité des accompagnements, mais aussi sur l'attractivité des métiers. Les professionnels ont besoin de perspectives d'évolution, de reconnaissance et d'un investissement durable dans leurs compétences. C'est aussi ce qui fidélise les équipes.
C'est précisément là que l'OPCO Santé joue son rôle. Dans un contexte où les moyens disponibles sont de plus en plus contraints, notre responsabilité est d'agir comme un assembleur de financements. Nous mobilisons et articulons les financements des branches professionnelles, des pouvoirs publics, des partenaires institutionnels et des dispositifs existants afin d'optimiser chaque euro investi dans les compétences.
Notre objectif n'est pas seulement de financer des formations ; il est de sécuriser les parcours professionnels jusqu'à leur terme, pour que les établissements disposent de professionnels qualifiés répondant à leurs besoins et que les salariés puissent construire de véritables trajectoires d'évolution.
Cette action est menée en étroite articulation avec les branches professionnelles, qui définissent leurs priorités emploi-formation et soutiennent des politiques ambitieuses de qualification, de promotion professionnelle et de reconversion. Ensemble, nous cherchons à apporter des réponses durables aux tensions de recrutement, plutôt que des solutions de court terme qui risqueraient d'affaiblir l'attractivité des métiers.
L'OPCO Santé a mobilisé 619 millions d'euros et financé 728 000 actions de formation en 2024. Pourtant, le secteur peine à recruter. Comment expliquez-vous ce paradoxe apparent entre l'effort de formation et les difficultés persistantes de recrutement ?
Notre rôle est de financer la formation professionnelle, de développer les compétences, d'accompagner les parcours de qualification et de professionnalisation et de favoriser les évolutions professionnelles.
Pour autant, les difficultés de recrutement ne s'expliquent pas uniquement par un manque de formation. Elles sont aussi liées à des facteurs sur lesquels nous n'avons pas de prise directe : le nombre de places en formation initiale, l'attractivité des métiers, les conditions de travail, les niveaux de rémunération, les contraintes budgétaires des employeurs ou encore les évolutions démographiques et des politiques publiques.
Notre action est donc indispensable, mais elle ne peut pas, à elle seule, résoudre les tensions de recrutement.
C'est une responsabilité collective qui mobilise les pouvoirs publics, les employeurs, les branches professionnelles, les organismes de formation et l'OPCO, chacun agissant sur les leviers qui relèvent de sa compétence.
Concrètement, nous faisons de la qualification une priorité : près de 25 % des fonds que nous gérons y sont consacrés notamment dans le cadre des politiques de branche qui permettant d’optimiser les fonds légaux et soutenir l’efficacité des dispositifs de financements existants.
Mais nous intervenons également sur un autre levier essentiel, celui du maintien dans l'emploi, alors même que nous travaillons de plus en plus longtemps dans un environnement qui évolue et se transforme (évolution des publics accueillis, virage domiciliaire, évolution des modes de prise en charge… )
En accompagnant les employeurs dans le développement des compétences, la professionnalisation et l'adaptation des salariés aux évolutions des métiers, ou en accompagnant les transitions professionnelles, nous contribuons aussi à sécuriser leur parcours. Former davantage est indispensable, mais conserver les professionnels dans les secteurs de la santé et du médico-social l'est tout autant.
L'alternance a doublé depuis 2021 dans votre secteur, avec 18 720 contrats. Quel est le taux de transformation de ces alternants en salariés permanents ? Et surtout, combien d'établissements renoncent à embaucher leurs alternants en fin de contrat pour des raisons budgétaires ?
L'alternance constitue aujourd'hui un levier majeur pour répondre aux besoins en compétences de notre secteur. Le nombre de contrats a effectivement fortement progressé ces dernières années, avec près de 18 720 contrats en 2025, ce qui témoigne d'un engagement réel des employeurs dans la formation et l'intégration de nouveaux professionnels.
Concernant le taux de transformation en emploi durable, nous savons que l'alternance reste globalement une voie d'insertion particulièrement efficace.
Ce que nous observons, c'est qu'il n'y a pas de renoncement des établissements à embaucher les alternants par manque d'intérêt pour ce dispositif. Bien au contraire : les employeurs considèrent l'alternance comme un outil essentiel de pré-recrutement, de transmission des compétences et de fidélisation des futurs professionnels.
La difficulté porte davantage sur la capacité à mobiliser ce levier dans un contexte de ressources contraintes. Accueillir un alternant ne se résume pas au financement du contrat. Cela suppose de dégager du temps pour le tutorat, d'organiser l'accompagnement, de former les équipes qui encadrent, d'adapter les organisations de travail et d'investir dans la montée en compétences sur plusieurs années.
Dans les métiers du soin et de l'accompagnement, où les équipes sont déjà fortement sollicitées, cet investissement humain est considérable. Certains établissements peuvent ainsi être conduits, non pas à renoncer à recruter des alternants, mais à limiter leur recours au dispositif, faute de disposer des moyens organisationnels, humains ou financiers nécessaires pour garantir un accompagnement de qualité.
C'est un point essentiel : un alternant n'est pas une réponse immédiate à une pénurie de main-d'œuvre. L'alternance est un investissement de moyen terme qui nécessite du temps, des compétences et des ressources. Lorsqu'elle est bien accompagnée, elle constitue pourtant l'un des leviers les plus efficaces pour préparer les recrutements futurs et sécuriser les parcours professionnels.
Dans ce contexte, le rôle de l'OPCO Santé est précisément d'agir comme un assembleur de solutions. Nous mobilisons les financements disponibles pour soutenir nos adhérents à financer des parcours d’intégration, des formations à destination des tuteurs et maîtres d’apprentissage, des outils pour mieux recruter ou des accompagnements par des experts pour mieux se structurer en interne sur ces sujets , nous accompagnons les branches professionnelles dans leurs politiques emploi-formation et travaillons avec les employeurs, les CFA et les organismes de formation pour sécuriser les parcours et faciliter l'intégration durable des alternants.
L'enjeu collectif est donc moins de convaincre les établissements de l'intérêt de l'alternance – ils en sont déjà convaincus – que de leur donner les moyens humains, organisationnels et financiers de continuer à investir dans cette voie, qui est l'une des réponses les plus structurantes aux besoins de renouvellement des professionnels du soin et du lien.
Vous défendez l'idée que la formation n'est pas une dépense mais une infrastructure de productivité. Pouvez-vous quantifier ce retour sur investissement ? Quels gains de productivité ou d'efficience un établissement peut-il attendre d'un euro investi en formation ?
Il faut éviter les approches qui chercheraient à résumer le retour sur investissement de la formation à un simple ratio financier. Dans notre secteur, il n'existe pas de formule qui dirait qu'un euro investi en formation rapporte mécaniquement deux ou trois euros. Ce serait réducteur.
D'abord parce que nous parlons de secteurs qui exercent une mission d'intérêt général. Leur vocation est de soigner, de protéger, d'accompagner les personnes les plus fragiles. La performance ne se mesure donc pas uniquement en gains de productivité ; elle se mesure aussi à la qualité des soins, à la qualité de l'accompagnement, à la sécurité des prises en charge et à la confiance que les citoyens placent dans ces établissements.
En revanche, ce que nous savons, c'est que le coût de la non-formation est considérable. Des équipes insuffisamment accompagnées, des compétences qui ne suivent pas les évolutions des métiers, davantage de turn-over, un recours accru à l'intérim, des difficultés de recrutement ou encore une usure professionnelle plus importante ont un coût humain, organisationnel et économique très concret.
Investir dans les compétences permet de fidéliser les professionnels, de faire évoluer les pratiques, d'accompagner les transformations du secteur et de sécuriser les parcours. C'est aussi ce qui permet aux établissements de maintenir un haut niveau de qualité dans les soins et l'accompagnement, malgré les profondes mutations auxquelles ils sont confrontés.
C'est précisément la mission de l'OPCO Santé. Chaque année, nous consacrons près de 25 % des fonds que nous gérons au financement de parcours qualifiants, ce qui représente près de 26 000 professionnels accompagnés. Nous travaillons avec les branches professionnelles pour orienter ces investissements vers les compétences dont le secteur aura besoin demain, en articulant au mieux les différents financements disponibles.
Finalement, la vraie question n'est pas tant de savoir combien rapporte un euro investi en formation. La véritable interrogation est de savoir quelle serait celle des conséquences si nous cessons d'investir dans les compétences de celles et ceux qui soignent, accompagnent et protègent nos concitoyens.
Former, dans nos secteurs, ce n'est pas seulement investir dans des compétences. C'est investir dans la qualité des soins, dans la qualité de l'accompagnement et dans la capacité de notre système de santé et de solidarité à répondre aux besoins de demain. C'est un investissement au service de l'intérêt général.
Vous posez la question : qui paiera la formation et l'emploi du soin demain ? Entre l'État, les branches professionnelles, les financeurs sociaux et les usagers, quel nouveau partage du financement vous semble viable économiquement ?
L’idée n’est pas de désigner un financeur principal ou d'opposer les responsabilités des uns et des autres. Le véritable enjeu est celui de notre responsabilité collective face à une situation qui concerne toute la société.
Nos secteurs exercent une mission d'intérêt général : soigner, accompagner, protéger. La qualité des soins et de l'accompagnement dépend directement des compétences des professionnels. Former ces professionnels n'est donc pas seulement un enjeu pour les employeurs et les salariés ; c'est un enjeu de société.
Aujourd'hui, notre modèle repose sur un équilibre qui a fait ses preuves. D'un côté, il y a les contributions des employeurs, à travers les financements légaux et ceux conventionnels décidés par les branches professionnelles et les versements volontaires. Elles traduisent un engagement concret des structures en faveur du développement des compétences.
De l'autre, il y a l'intervention de la puissance publique, qui trouve toute sa légitimité parce que nous parlons d'activités répondant à des besoins essentiels pour la population. Les politiques publiques de formation, les dispositifs de cofinancement et les investissements de l'État ne sont pas des financements de substitution ; ils complètent l'effort des branches et des employeurs pour répondre à un enjeu d'intérêt général.
L'OPCO Santé est précisément au croisement de ces différentes logiques. Notre rôle est d'articuler ces financements, de les optimiser et de construire, avec les branches professionnelles et les pouvoirs publics, des solutions qui sécurisent les parcours de qualification et répondent aux besoins des employeurs.
le débat n'est donc pas de savoir qui paiera demain. Il est de savoir comment nous continuons à investir collectivement dans les compétences, alors même que les besoins augmentent et que les ressources sont contraintes.
la formation professionnelle continue est un domaine où les partenaires sociaux, les établissements et les pouvoirs publics construisent ensemble des réponses. C'est cette gouvernance partagée qui fait la force de notre modèle. Elle permet de concilier les besoins des branches, les réalités des salariés et des employeurs et les priorités d'intérêt général.
Les projections de l'INSEE annoncent 21 millions de seniors en 2070. Mais vous insistez sur l'urgence des 36 prochains mois. Concrètement, que risque le secteur si rien ne change d'ici 2029 ?
Les projections démographiques nous montrent que les besoins en soins et en accompagnement vont continuer à progresser dans les prochaines décennies. Mais l’urgence est bien aujourd’hui, car les compétences dont nous aurons besoin demain ne se construisent pas en quelques mois.
Si nous n’agissons pas dans les trois prochaines années, le risque est d’accentuer les tensions déjà existantes : davantage de difficultés de recrutement, des équipes fragilisées, une pression accrue sur les professionnels en poste et, à terme, un risque sur la continuité et la qualité des prises en charge.
Dans nos secteurs, les compétences ne s’achètent pas. Elles se construisent dans le temps. Les formations sont longues, parfois coûteuses, et nécessitent un investissement important de la part des professionnels, des salariés, des employeurs et des financeurs. C’est pourquoi nous avons besoin de pouvoir nous projeter. La stabilité du cadre réglementaire et la visibilité sur les financements sont des conditions essentielles pour permettre aux acteurs de construire des stratégies pluriannuelles et de sécuriser les parcours de formation, notamment sur les qualifications indispensables à nos métiers.
On ne peut pas attendre que les tensions soient installées pour former les professionnels dont nous aurons besoin demain. Il faut planifier, anticiper et inscrire les actions dans la durée. La formation répond à un cycle long : identifier les besoins, attirer les candidats, les former, les accompagner dans leur parcours et permettre leur fidélisation. Rompre ce cycle, c’est prendre le risque d’affaiblir durablement notre capacité collective à répondre aux besoins de santé et d’accompagnement de la population.
Dans ce contexte, l’OPCO Santé a un rôle majeur à jouer comme ensemblier des financements et des solutions. Notre responsabilité est d’articuler efficacement les différents leviers disponibles afin d’optimiser les ressources et de les orienter vers les besoins prioritaires du secteur.
Mais notre rôle ne s’arrête pas à l’ingénierie financière. Nous avons également une responsabilité opérationnelle : sécuriser la mise en œuvre concrète des politiques publiques et des orientations définies par les branches professionnelles, accompagner les employeurs dans le déploiement des dispositifs et garantir que les financements se traduisent effectivement par des parcours qualifiants et des trajectoires professionnelles sécurisées.
Enfin, notre force réside dans notre proximité avec les adhérents. Parce que nous sommes au contact quotidien des réalités des établissements, nous sommes en capacité d’identifier leurs besoins, de mobiliser rapidement les bons partenaires et d’être le relai indispensable indispensable entre une politique nationale et sa traduction opérationnelle sur le terrain.
L’enjeu des prochaines années est donc de construire une réponse collective, coordonnée et durable. Nous avons besoin de visibilité pour investir, de coopération pour agir efficacement et d’une capacité opérationnelle forte pour transformer les orientations en résultats concrets, au service des professionnels, des établissements et, in fine, de la qualité des soins et de l’accompagnement proposés à chacun.
Au-delà du financement, quels leviers économiques reste-t-il aux établissements pour améliorer leur attractivité sans creuser leur déficit : organisation du travail, modèle managérial, recours à la technologie ?
Au-delà de la question du financement, les établissements disposent de plusieurs leviers pour renforcer leur attractivité sans nécessairement augmenter leurs charges de manière structurelle. Cela passe notamment par l’organisation du travail, la qualité du management, les conditions d’exercice, la prévention de l’usure professionnelle et l’accompagnement des parcours professionnels.
L’attractivité des métiers ne se résume pas à la seule question salariale. Elle repose aussi sur la capacité à proposer un environnement de travail qui donne envie de rejoindre un établissement et d’y rester : des équipes soutenues, des managers accompagnés, des perspectives d’évolution, une meilleure articulation des temps de vie et une attention portée à la qualité de vie et aux conditions de travail.
C’est dans cette logique que l’OPCO Santé accompagne ses adhérents pour mieux recruter, anticiper les besoins en compétences, construire les parcours de formation adaptés et fidéliser les professionnels en poste avec une offre de service riche.
Nous avons développé une offre de services dédiée à ces enjeux, notamment autour de l’emploi, des compétences, du management et de la qualité de vie au travail. Le partenariat récemment engagé avec l’ANACT sur l’amélioration des pratiques managériales et la santé au travail dans le secteur illustre cette volonté d’apporter des réponses concrètes aux établissements.
Notre rôle est également de créer des synergies avec l’ensemble des acteurs qui interviennent auprès de nos adhérents. La réponse aux défis d’attractivité ne peut pas reposer sur un seul acteur : elle nécessite de mettre en commun les expertises, de coordonner les interventions, de mutualiser les ressources et d’éviter les dispositifs qui se superposeraient sans réelle articulation, notamment dans les territoires.
C’est toute la valeur de notre approche partenariale : travailler avec les branches professionnelles, les fédérations, les acteurs institutionnels et les partenaires spécialisés pour construire des réponses cohérentes, complémentaires et adaptées aux réalités de terrain.
La force de l’OPCO Santé réside aussi dans sa proximité avec ses adhérents. Cette implantation nous permet d’être au plus près de leurs besoins, de mobiliser rapidement les acteurs pertinents et d’assurer ce « dernier kilomètre » indispensable entre la conception d’une solution et sa mise en œuvre effective dans les établissements.
Notre ambition est donc de faciliter l’accès à des solutions adaptées, de sécuriser leur déploiement et d’accompagner durablement les structures et leurs salariés dans leurs transformations, au service de l’attractivité des métiers et de la qualité des prises en charge.
