Défaillances d’entreprises : BPCE estime à 244 500 les emplois menacés en 2025

Le rapport 2026 de l’Observatoire du financement des entreprises reprend une estimation de BPCE : 244 500 emplois ont été menacés par des défaillances en 2025, soit 9 % de moins qu’un an auparavant. Le nombre de procédures reste pourtant élevé, dans un contexte de trésoreries inégales.

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By Published on 26 octobre 2026 20h35
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Défaillances d’entreprises : BPCE estime à 244 500 les emplois menacés en 2025 - © Economie Matin

Les défaillances d’entreprises continuent de peser lourdement sur l’emploi, même si le nombre de postes menacés a diminué. Selon une estimation de BPCE L’Observatoire reprise dans le rapport 2026 de l’Observatoire du financement des entreprises, 244 500 emplois ont été menacés en 2025 par les difficultés d’entreprises, soit 9 % de moins qu’en 2024. Le recul concerne les différentes tailles d’entreprises, mais il est moins marqué pour les PME, à −3 %.

Ce chiffre ne correspond pas à autant de suppressions d’emplois effectivement réalisées. Il mesure l’exposition de salariés aux procédures touchant leur entreprise. Le rapport, mis en ligne le 26 octobre par la Banque de France, souligne ainsi une évolution contrastée : les emplois potentiellement concernés diminuent alors que les défaillances restent nombreuses.

Près de 69 000 procédures ouvertes en 2025

La Banque de France recense 68 602 défaillances en 2025, soit une hausse de 3,6 % sur douze mois. La progression ralentit nettement par rapport aux 17,7 % enregistrés en 2024, mais le niveau demeure supérieur de 15 % à la moyenne observée entre 2010 et 2019.

Le rapport insiste sur un changement d’explication. Le rebond des procédures après les années de soutien massif liées à la pandémie ne suffit plus à rendre compte de la situation. Les difficultés de trésorerie, le ralentissement de l’activité et la démographie des entreprises jouent désormais un rôle important. La multiplication des créations augmente mécaniquement le nombre d’entreprises susceptibles de connaître une défaillance ; les structures jeunes sont aussi plus exposées à ce risque.

La situation diffère selon la taille des sociétés. Les PME hors microentreprises ont connu une recrudescence plus prononcée des procédures depuis la sortie de la crise sanitaire. Dans l’industrie, les transports et les services aux entreprises, l’évolution de l’activité reste particulièrement déterminante pour la solidité des entreprises, relève l’analyse mobilisant les travaux de BPCE L’Observatoire.

La trésorerie des ETI s’est contractée

Les données financières compilées dans le rapport montrent une divergence entre catégories d’entreprises. Exprimée en jours de chiffre d’affaires, la trésorerie médiane des microentreprises est passée de 61 jours en 2024 à 64 jours en 2025. Elle a légèrement diminué pour les autres PME, de 51 à 50 jours, et plus sensiblement pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI), de 59 à 52 jours.

Ces niveaux restent globalement supérieurs à ceux de 2019, avant la pandémie. Ils ne suffisent toutefois pas à effacer les fragilités. La part des entreprises les mieux notées pour leur capacité de remboursement a diminué pour la troisième année consécutive, selon les données de cotation de la Banque de France analysées par l’Observatoire.

La disponibilité du crédit ne se confond donc pas avec la bonne santé financière de tous les emprunteurs. Dans son communiqué accompagnant le rapport, la Banque de France souligne que l’accès au financement bancaire demeure globalement assuré, tout en appelant à mieux repérer les difficultés avant qu’elles ne deviennent irréversibles.

Des risques économiques qui ne se résument plus à l’après-Covid

Le rapport met également en évidence les effets différenciés des tensions internationales et des coûts de l’énergie sur les très petites, petites et moyennes entreprises. Les difficultés peuvent se manifester avant le refus d’un prêt : réduction des marges, allongement des délais de paiement, baisse du chiffre d’affaires ou moindre capacité à absorber une dépense imprévue.

Pour les banques, les organismes d’accompagnement et les dirigeants, l’enjeu est de distinguer une tension passagère d’une dégradation durable. L’Observatoire met en avant les dispositifs de prévention et la Charte de confiance lancée en février 2026 afin d’améliorer l’orientation des entreprises en difficulté.

Le rapprochement entre les 68 602 défaillances de 2025 et les 244 500 emplois menacés rappelle enfin qu’un indicateur ne remplace pas l’autre : une variation du nombre de procédures ne traduit pas mécaniquement une évolution proportionnelle de l’emploi exposé.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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