Matières premières : les coûts industriels importés grimpent de 20,5 % sur un an

Les prix en euros des matières premières industrielles importées par la France ont augmenté de 20,5 % sur un an en septembre, selon l’Insee. Cuivre, lithium et caoutchouc présentent de fortes hausses, malgré des évolutions mensuelles contrastées.

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By Published on 27 octobre 2026 18h09
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Matières premières : les coûts industriels importés grimpent de 20,5 % sur un an - © Economie Matin

Les entreprises françaises qui achètent des matières premières à l’étranger font face à une hausse marquée de plusieurs intrants industriels. Selon les indices publiés par l’Insee le 27 octobre, leurs prix exprimés en euros ont progressé de 20,5 % sur un an en septembre 2026. La hausse mensuelle ralentit toutefois à 1 %, contre 1,8 % en août : derrière la moyenne, les écarts entre métaux, caoutchouc et produits alimentaires sont considérables.

Les métaux non ferreux restent sous pression

Les matières premières minérales importées ont renchéri de 22,5 % sur douze mois. Les métaux non ferreux affichent une augmentation de 32,9 %, alors que les métaux ferreux reculent légèrement, de 0,9 %. Cette divergence compte pour les entreprises dont les achats reposent sur des matériaux très différents : une variation moyenne ne décrit pas nécessairement le coût réel d’un approvisionnement.

Parmi les matières stratégiques suivies par l’Insee, le cuivre coûte 48,3 % de plus qu’un an auparavant et le lithium 74,3 % de plus. Le molybdène progresse de 45,2 % sur un an. Ces données concernent des cours de matières premières et non les prix de vente des batteries, équipements électriques ou produits manufacturés.

Les évolutions de septembre montrent aussi que les marchés ne progressent pas tous au même rythme. Le cobalt chute de 24,2 % sur un mois, tandis que le molybdène gagne 11 %. Le lithium perd 1,9 % et le cuivre augmente de 1,6 %. Le recul mensuel de certains métaux intervient après des hausses importantes sur l’année : les deux horizons doivent donc être distingués.

Le caoutchouc et les fibres textiles renchérissent aussi

Les matières premières agro-industrielles affichent une progression annuelle plus modérée, de 6,5 %, mais certaines composantes s’en écartent fortement. Le caoutchouc naturel augmente de 42,9 % sur un an, avec une accélération de 8,1 % sur le seul mois de septembre. Les fibres textiles naturelles progressent de 30,8 % sur douze mois. À l’inverse, le cuir est en baisse de 2,7 %.

Ces écarts peuvent peser sur les calculs de coûts dans les secteurs qui utilisent ces matières, notamment les équipements industriels, les pneumatiques, le textile ou les composants électriques. Leur répercussion dépend cependant des contrats d’achat, des stocks, des couvertures de prix et de la part de chaque matériau dans le produit fini.

Énergie : une deuxième pression sur les achats

Le même relevé de l’Insee montre que le pétrole brut Brent a atteint en moyenne 101,8 dollars le baril en septembre. Son prix en euros a augmenté de 16,5 % sur un mois, contre 3,3 % en août. Le gaz européen de référence TTF s’est établi à 75,3 euros par mégawattheure en moyenne mensuelle, en hausse de 21,2 % sur un mois.

Pour les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie et de matières premières, ces deux catégories de dépenses peuvent se cumuler. Les cours énergétiques et les indices de matières importées décrivent toutefois des marchés en amont : ils ne constituent pas une mesure directe des factures payées par chaque établissement.

Les produits alimentaires importés suivent une trajectoire différente

L’indice global des matières premières alimentaires importées recule de 1,3 % sur un an. Mais les céréales augmentent de 31,7 % et le sucre de 15,7 %, tandis que les denrées tropicales baissent de 20,4 %. Le contraste souligne l’intérêt d’examiner les familles de produits plutôt que de déduire l’évolution de chaque ingrédient de l’indice alimentaire global.

À titre de comparaison, les prix à la consommation mesurés par l’Insee pour septembre ont augmenté de 3,1 % sur un an, dont 1,4 % pour l’alimentation. Ces statistiques ne portent ni sur les mêmes produits ni sur le même stade de formation des prix. Pour les entreprises comme pour les ménages, les prochains chiffres permettront d’observer si les tensions constatées sur les approvisionnements persistent et dans quelle mesure elles se transmettent aux prix finaux.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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