Le prolongement du tramway T3 vers La Bricarde doit s’accompagner du relogement de 25 à 30 ménages. La Métropole cherche un prestataire pour préparer les départs avant les travaux prévus en 2027.
Marseille : 25 à 30 ménages à reloger pour le futur tramway T3

La Métropole Aix-Marseille-Provence prépare le relogement des habitants dont les immeubles se trouvent sur le tracé du futur tramway des quartiers Nord. Un marché public lancé pour organiser cet accompagnement concerne un projet de prolongement du T3 de Capitaine Gèze jusqu’à La Bricarde, avec des travaux envisagés à partir de 2027.
La consultation pour une mission de maîtrise d’œuvre sociale, publiée en octobre et rectifiée le 29 octobre 2026, constitue une étape concrète du chantier. Sur la plateforme officielle des marchés de la Métropole, l’objet est explicite : accompagner le relogement des ménages concernés par la deuxième phase de l’extension nord du tramway.
Le projet prévoit 19 immeubles concernés par des démolitions, répartis sur dix adresses des 15e et 16e arrondissements. Entre 25 et 30 ménages seraient à reloger, d’après les éléments du dossier de consultation rapportés le 30 octobre par Made in Marseille. Ces estimations décrivent le périmètre envisagé par la collectivité, avant les procédures et interventions à venir.
Un accompagnement social à organiser avant les travaux
La mission recherchée dépasse le simple déplacement des occupants. Elle doit permettre d’évaluer les situations individuelles, d’identifier des solutions de logement et d’accompagner les démarches administratives et sociales, puis les déménagements. Pour les ménages concernés, le calendrier du tramway se traduit ainsi par une question immédiate : trouver un logement adapté avant la libération des bâtiments.
L’avis rectificatif publié au Bulletin officiel des annonces des marchés publics fixe la clôture des candidatures au 23 novembre 2026 à 12 h 30. Le marché de services est estimé à 278 050 euros hors taxes, pour une durée prévisionnelle de 27 mois. Cette somme correspond à l’accompagnement social mis en concurrence, et non au coût des travaux de tramway ou des opérations immobilières.
La Métropole a également engagé les démarches foncières nécessaires au tracé. Une déclaration d’utilité publique est envisagée au début de 2027, après une enquête publique annoncée pour la fin de 2026 ou le début de 2027. À ce stade, il s’agit d’un calendrier prévisionnel : la consultation lancée pour le relogement ne vaut ni décision individuelle d’expropriation ni attribution du marché à un prestataire.
Douze stations nouvelles entre Gèze et La Bricarde
L’extension doit ajouter 7,7 kilomètres de voies et douze stations au réseau marseillais. Depuis Capitaine Gèze, le tracé passerait notamment par la rue de Lyon, le secteur du lycée Saint-Exupéry, la Madrague-Ville et Saint-André avant de rejoindre La Castellane puis La Bricarde. La présentation officielle du projet par la Métropole prévoit une correspondance avec le futur pôle d’échanges de Saint-André, appelé à accueillir une halte TER et plusieurs lignes de bus.
Le terminus a évolué au fil des études. Le conseil métropolitain a approuvé en juin 2026 un prolongement d’environ 700 mètres jusqu’à la rue Georges-de-Beauregard, à La Bricarde. La forte pente du boulevard Henri-Barnier ne permettait pas, sur le tracé initial, d’installer un terminus répondant aux normes d’accessibilité. Cette modification explique le linéaire de 7,7 kilomètres désormais présenté par la collectivité.
Pour les quartiers de La Cabucelle, de Campagne-Lévêque et de La Castellane-Bricarde, le projet vise une liaison plus directe vers les équipements, les pôles d’activité et le centre-ville. Le raccordement aux autres modes de transport doit également faciliter les déplacements au-delà des 15e et 16e arrondissements. Ces bénéfices attendus restent liés à la réalisation effective du chantier et des correspondances annoncées.
Une mise en service visée en 2030
Le calendrier repris dans le dossier de consultation prévoit un début des premiers travaux à la mi-2027, une fin de chantier envisagée pour 2029 et une mise en service à l’horizon 2030. Les étapes foncières, l’enquête publique et le relogement des occupants doivent encore être conduits. La date du 23 novembre marque, dans l’immédiat, la prochaine échéance vérifiable : celle de la remise des offres pour l’accompagnement des ménages.