Arrêt maladie en 2026 : délai de carence, indemnités et démarches à connaître

Combien touche un salarié pendant un arrêt maladie ? Délais, plafond des indemnités journalières, formulaire sécurisé et complément de salaire : les règles à vérifier en 2026.

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Par Publié le 6 novembre 2026 à 11h02
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Arrêt maladie en 2026 : délai de carence, indemnités et démarches à connaître - © Economie Matin

Un arrêt maladie entraîne souvent deux questions immédiates : quelles démarches accomplir et quelle part du salaire sera effectivement maintenue ? En 2026, les indemnités journalières de l'Assurance maladie sont calculées à partir des rémunérations antérieures, avec un plafond. Elles ne remplacent donc pas nécessairement l'intégralité du salaire. Le complément éventuel de l'employeur obéit à des règles distinctes.

Quel montant d'indemnités journalières en 2026 ?

Pour un salarié du régime général remplissant les conditions d'ouverture des droits, l'indemnité journalière maladie correspond à 50 % du salaire journalier de base. Pour une rémunération mensuelle, celui-ci est obtenu en divisant la somme des trois derniers salaires bruts par 91,25. Le salaire retenu est plafonné à 1,4 Smic, soit 2 613,82 € mensuels pour le calcul en 2026, et l'indemnité journalière maximale est de 42,97 € bruts. Ce maximum n'est pas un montant automatiquement versé à tous les salariés.

À titre d'exemple, trois salaires bruts successifs de 2 000 € conduisent à une base journalière d'environ 65,75 €, puis à une indemnité d'environ 32,87 € bruts par jour indemnisé. Le calcul définitif dépend du dossier de l'assuré et des règles applicables à son arrêt. Ces montants sont détaillés par Service-Public, dans sa fiche vérifiée le 1er juin 2026.

Carence : quand commence l'indemnisation ?

En principe, l'Assurance maladie applique trois jours de carence : les indemnités journalières commencent au quatrième jour de l'arrêt. Elles sont dues pour les jours calendaires indemnisables, y compris les week-ends. Des exceptions existent, notamment dans certaines situations de prolongation ou d'affection de longue durée. Les paiements interviennent généralement tous les quatorze jours après traitement du dossier.

Le complément légal versé par l'employeur ne suit pas exactement ce calendrier. Sous réserve de remplir les conditions, dont une ancienneté minimale d'un an, il commence en principe au huitième jour, après sept jours de carence. Une convention collective ou un accord peut prévoir des dispositions plus favorables. Il faut donc consulter sa convention collective et son bulletin de paie plutôt que d'appliquer un taux unique à tous les salariés.

Quelles démarches et quels justificatifs ?

Le salarié doit informer rapidement son employeur et transmettre les justificatifs requis. En cas d'arrêt papier, les organismes d'assurance maladie exigent désormais le formulaire Cerfa sécurisé : les anciens imprimés, photocopies et scans ne sont plus acceptés pour l'indemnisation. La transmission dans les délais reste déterminante ; le justificatif à l'employeur doit notamment être adressé dans les 48 heures pour bénéficier du complément légal.

La fiche officielle Maladie ou accident du travail dans le secteur privé réunit les démarches et les différents droits. Elle permet de distinguer les règles de maladie ordinaire de celles des accidents du travail ou maladies professionnelles, dont l'indemnisation peut différer.

Et lors du retour au travail ?

Une visite de reprise n'est pas systématique. Elle est notamment obligatoire après un arrêt d'au moins 60 jours pour maladie ou accident non professionnel, après au moins 30 jours pour accident du travail, et après une maladie professionnelle quelle que soit sa durée. L'employeur organise cette visite auprès du service de prévention et de santé au travail. Les conditions sont précisées par Service-Public, dans sa mise à jour du 31 août 2026.

Avant d'estimer une perte de revenu, il est donc utile de vérifier quatre éléments : la rémunération de référence, les jours de carence, le complément prévu par l'entreprise et la bonne réception des justificatifs. Ces paramètres expliquent pourquoi deux salariés en arrêt pendant une même durée peuvent percevoir des sommes différentes.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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