Trois jours de carence, indemnité journalière plafonnée à 42,97 euros bruts et complément éventuel de l’employeur : les règles à connaître en 2026.
Arrêt maladie en 2026 : carence, indemnités et salaire, ce que touche réellement un salarié

Un salarié en arrêt maladie ne reçoit pas automatiquement son salaire habituel. En 2026, l'indemnisation dépend notamment de ses cotisations, de la durée de l'arrêt et des dispositions applicables dans son entreprise. Le régime général prévoit trois jours de carence avant les indemnités journalières de l'Assurance maladie, tandis que le complément légal de l'employeur obéit à d'autres conditions.
Trois jours de carence pour les indemnités journalières
Pour un arrêt maladie ordinaire, les indemnités journalières (IJ) commencent en principe au quatrième jour. Les jours calendaires comptent, y compris les week-ends. Certaines situations font exception, notamment des arrêts successifs liés à une affection de longue durée ou une reprise d'activité de 48 heures au plus entre deux arrêts.
Pour un arrêt de six mois au maximum, le salarié doit notamment justifier d'au moins 150 heures travaillées au cours des trois mois civils ou des 90 jours précédents, ou satisfaire à la condition alternative de cotisations. Les règles diffèrent pour les arrêts plus longs et certaines activités discontinues. Ces conditions sont détaillées par Service-Public, fiche vérifiée le 1er juin 2026.
Comment calculer les indemnités en 2026 ?
L'indemnité journalière brute représente 50 % du salaire journalier de base. Pour un salarié mensualisé, ce salaire de base correspond à la somme des trois dernières rémunérations brutes divisée par 91,25. Le salaire retenu est plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel, soit 2 613,82 euros dans le barème présenté par Service-Public pour 2026.
Le montant maximal de l'IJ est ainsi de 42,97 euros bruts par jour. Pour trois salaires bruts mensuels de 2 000 euros, le calcul officiel donne environ 32,87 euros bruts d'IJ par jour indemnisé. Il ne s'agit pas d'un montant net garanti : les prélèvements applicables et la situation personnelle modifient la somme effectivement perçue.
Les IJ peuvent être dues pour les samedis et dimanches compris dans la période indemnisée. La caisse les verse généralement tous les quatorze jours. Le salarié peut consulter ses relevés de paiement pour vérifier les périodes prises en compte.
Le complément de l'employeur n'est pas automatique
En complément de la Sécurité sociale, l'employeur peut devoir verser une indemnité sous conditions, notamment d'ancienneté d'au moins un an et de transmission du certificat médical dans les 48 heures. Dans le cadre légal général, ce complément débute au huitième jour de l'arrêt, après sept jours de carence. Une convention collective ou un accord peut toutefois prévoir une prise en charge plus favorable, voire un maintien intégral de salaire.
Pour une ancienneté de un à cinq ans, le dispositif légal prévoit, sous réserve des conditions requises, jusqu'à 30 jours à 90 % de la rémunération brute de référence puis 30 jours aux deux tiers. Les indemnités journalières sont déduites pour calculer le complément. Il faut donc examiner à la fois le relevé de la caisse, la fiche de paie et la convention collective avant de conclure à une erreur de versement.
Quelles démarches et quelle visite à la reprise ?
Le salarié doit informer son employeur et transmettre les justificatifs dans les délais applicables. Si l'arrêt est établi sur papier, le formulaire sécurisé est obligatoire : une photocopie ou un ancien modèle peut être refusé. La fiche officielle Maladie ou accident du travail dans le secteur privé regroupe les démarches.
La visite médicale de reprise n'est pas systématique. Elle est notamment requise après au moins 60 jours d'arrêt pour maladie non professionnelle, ou 30 jours après un accident du travail, sous réserve des exceptions en vigueur. Service-Public, fiche du 31 août 2026, détaille les seuils et le cas particulier d'une visite de pré-reprise récente.
Ces règles concernent principalement les salariés du secteur privé en arrêt maladie ordinaire. Les agents publics, indépendants et arrêts liés à un accident du travail relèvent de modalités qui peuvent différer.