Une étude de la Dares publiée le 4 novembre détaille le triplement des entrées en apprentissage entre 2017 et 2024. Les certifications non délivrées au nom de l’État, principalement dans l’enseignement supérieur, expliquent un tiers de cette progression.
Apprentissage : les certifications privées ont porté un tiers de la hausse des contrats depuis 2017

Entre 2017 et 2024, le nombre de contrats d’apprentissage commencés en France est passé de 305 300 à 890 100. Selon une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publiée le 4 novembre 2026, un tiers de cette croissance provient des formations préparant à des certifications qui ne sont pas délivrées au nom de l’État.
Une forte progression des certifications privées
Les contrats visant une certification délivrée au nom de l’État sont passés de 286 100 en 2017 à 676 400 en 2024. Ils représentent les deux tiers de la hausse totale. En parallèle, le nombre de contrats visant une certification non délivrée au nom de l’État a été multiplié par quatorze. Leur part dans les entrées en apprentissage est passée de 5 % à 24 %.
Ces dernières certifications sont enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) après examen d’un dossier, à la différence des certifications reconnues au nom de l’État, enregistrées de droit. La distinction porte sur l’autorité qui délivre la certification, et non sur le caractère public ou privé de l’établissement accueillant l’apprenti.
Le supérieur concentre la transformation
La progression des certifications non délivrées au nom de l’État est surtout portée par les niveaux bac+3 et bac+5 ou plus : respectivement 72 300 et 99 900 contrats supplémentaires entre 2017 et 2024. En 2024, 84 % des contrats de cette catégorie préparent un niveau bac+3 ou supérieur, contre 25 % pour les certifications délivrées au nom de l’État.
La Dares rappelle que la réforme de 2018 a modifié les aides aux employeurs et le financement des organismes de formation, désormais lié au nombre de contrats signés. Ces évolutions ont accompagné l’élargissement de l’offre d’apprentissage, sans permettre à elles seules d’attribuer à un mécanisme unique l’ensemble de la hausse observée.
Ces résultats éclairent les enjeux de financement, de régulation des certifications et de répartition des formations entre niveaux de qualification, alors que les séries analysées s’arrêtent aux contrats commencés en 2024.