Passoires thermiques : en Vaucluse, le nouveau DPE réduit mécaniquement leur part estimée

Une étude de l’Insee chiffre à 38 000 les résidences principales classées F ou G en Vaucluse selon la méthode de 2022. Avec les règles de calcul applicables depuis janvier 2026, leur proportion théorique reculerait de 15,1 % à 11,6 %, sans travaux supplémentaires.

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Par Publié le 7 novembre 2026 à 14h41
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Passoires thermiques : en Vaucluse, le nouveau DPE réduit mécaniquement leur part estimée - © Economie Matin

En Vaucluse, la modification du diagnostic de performance énergétique (DPE) entrée en vigueur en janvier 2026 change sensiblement la lecture du parc immobilier. Selon une étude de l’Insee publiée le 4 novembre, l’application de la nouvelle méthode aux logements recensés en 2022 ferait passer la proportion estimée de passoires thermiques de 15,1 % à 11,6 %. Cette simulation statistique ne correspond pas à autant de rénovations effectivement réalisées.

38 000 logements classés F ou G avec l’ancienne méthode

Sur la base des caractéristiques du parc de 2022, l’Insee dénombre 38 000 résidences principales classées F ou G, soit environ 15 % des logements du département. Au total, 91 400 résidences principales sont classées E, F ou G, représentant 36 % du parc. Ces proportions sont supérieures aux moyennes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, respectivement 9 % et 26 %.

Le fioul est particulièrement associé aux mauvaises performances : 45 % des résidences principales chauffées avec ce combustible appartiennent aux classes F ou G, contre 12 % des autres logements. L’ancienneté du bâti pèse également : 26 % des logements construits avant 1975 sont des passoires thermiques, contre 3 % de ceux achevés après 2000.

Un changement de calcul important pour le chauffage électrique

Depuis le 1er janvier 2026, la méthode du DPE prend différemment en compte l’électricité. L’Insee estime qu’en appliquant cette règle au parc observé en 2022, la part des logements classés E, F ou G passerait de 36,3 % à 28,6 %, et celle des F ou G de 15,1 % à 11,6 %. Le département est particulièrement concerné puisque la moitié de ses logements utilisent l’électricité pour se chauffer.

La comparaison doit être interprétée avec prudence : les chiffres décrivent une simulation sur le parc ancien, et non un état exhaustif des étiquettes attribuées en novembre 2026. Les travaux de rénovation, les évolutions du parc et les diagnostics individuels peuvent modifier la situation réelle.

Des enjeux de rénovation concentrés dans le Ventoux et le Luberon

Les écarts territoriaux sont considérables. Avec la méthode de 2022, la communauté de communes Ventoux Sud atteint près de 30 % de passoires thermiques, contre environ 10 % dans le Grand Avignon. Le Pays d’Apt-Luberon en compte plus de 23 %.

La dimension sociale est également marquée : 46 % des passoires thermiques sont occupées par des locataires du parc privé, contre 29 % des logements mieux classés. Parmi leurs occupants, un ménage sur cinq a une personne de référence âgée d’au moins 80 ans. Les propriétaires de logements F ou G disposent en moyenne de revenus inférieurs de 12 % à ceux des autres propriétaires, selon l’Insee.

Dans le cadre des barèmes examinés par l’étude, 34 % des propriétaires de passoires thermiques seraient éligibles au niveau d’aide MaPrimeRénov’ le plus élevé et 14 % au niveau suivant. Ces résultats soulignent l’importance de distinguer évolution de l’étiquette énergétique et amélioration physique du logement dans l’évaluation des besoins de rénovation.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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