L’ancienne carte d’invalidité arrive à échéance fin 2026. Conditions d’accès à la CMI invalidité, démarches auprès de la MDPH, priorité et avantages fiscaux : les points à vérifier.
Carte d’invalidité : ce qui change avec la CMI et les droits à vérifier avant fin 2026

L'ancienne carte d'invalidité reste valable jusqu'au 31 décembre 2026. Pour les titulaires concernés, la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « invalidité » constitue le dispositif de remplacement. Ce changement mérite d'être anticipé : la CMI ne se confond ni avec la mention « priorité », ni avec la mention « stationnement ».
Qui peut obtenir la CMI invalidité ?
La CMI invalidité est notamment attribuée aux personnes présentant un taux d'incapacité permanente d'au moins 80 % ou relevant de la troisième catégorie d'invalidité. Les conditions et justificatifs sont précisés dans la fiche officielle Service-Public consacrée à la CMI.
La mention « priorité » correspond à un autre droit, notamment lorsque la station debout est pénible. La mention « stationnement » répond à des critères spécifiques de mobilité. Une personne peut détenir une CMI invalidité et une CMI stationnement, mais la première ne remplace pas automatiquement la seconde.
Comment demander ou renouveler la carte ?
Hors procédure liée à l'allocation personnalisée d'autonomie, la demande est adressée à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du lieu de résidence. Selon le département, le dossier peut être transmis en ligne ou par courrier, accompagné des justificatifs demandés. Le renouvellement suit les modalités de la demande initiale.
La durée de validité peut aller d'un à vingt ans, ou être définitive dans certaines situations. En cas de perte ou de vol d'une CMI, un service de demande de duplicata existe. Les détenteurs de l'ancienne carte doivent examiner leur situation avant son échéance de fin décembre.
Quels droits sont attachés à la mention invalidité ?
La CMI invalidité ouvre notamment une priorité d'accès aux places assises et aux files d'attente. Des réductions de transport peuvent s'appliquer selon les opérateurs. Elle peut également avoir des conséquences fiscales, sous conditions, comme une majoration du quotient familial.
Pour les ménages hébergeant une personne titulaire de cette carte, Service-Public détaille les conditions de rattachement fiscal : la personne doit notamment vivre au domicile et ne pas être le conjoint ou un enfant déjà à charge. Ce choix implique aussi de déclarer ses revenus dans le foyer fiscal.
Le bon réflexe consiste à vérifier la mention exacte inscrite sur la carte, sa date d'expiration et les droits correspondants, plutôt que de supposer qu'une seule carte donne accès à tous les dispositifs.