Apprentissage : les certifications privées représentent désormais un contrat sur quatre

Une étude de la Dares publiée le 4 novembre retrace la transformation de l’apprentissage entre 2017 et 2024. Les certifications non délivrées au nom de l’État ont fortement progressé, particulièrement dans l’enseignement supérieur.

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Par Publié le 8 novembre 2026 à 8h36
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Apprentissage : les certifications privées représentent désormais un contrat sur quatre - © Economie Matin

Les certifications professionnelles non délivrées au nom de l’État représentaient 24 % des contrats d’apprentissage commencés en 2024, contre 5 % en 2017. Cette évolution ressort d’une étude de la Dares publiée le 4 novembre 2026, qui distingue les diplômes et titres délivrés au nom de l’État des certifications enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) à l’initiative d’autres organismes.

Sur la période étudiée, les entrées en apprentissage sont passées de 305 300 à 890 100 contrats annuels. Deux tiers de cette augmentation proviennent des certifications délivrées au nom de l’État, et un tiers des autres certifications inscrites au RNCP.

Une progression concentrée dans le supérieur

Le nombre de contrats préparant une certification privée inscrite au RNCP a été multiplié par quatorze entre 2017 et 2024. Les niveaux bac+3 et bac+5 constituent l’essentiel de cette dynamique. Parmi les contrats préparant à une certification d’organisme d’enseignement privé ou associatif ou de grande école en son nom propre, plus de neuf sur dix visent ces niveaux.

Les organismes d’enseignement privés ou associatifs comptaient 145 800 contrats commencés en 2024, contre 4 900 en 2017. Les grandes écoles délivrant une certification en leur nom propre en comptaient 37 500 en 2024. Les spécialités de commerce, de gestion, de communication et d’information dominent ces parcours.

Des certifications publiques toujours majoritaires

Les formations menant à une certification délivrée au nom de l’État demeurent majoritaires : 676 400 contrats ont commencé en 2024 dans cette catégorie, contre 286 100 en 2017. Le ministère de l’Enseignement supérieur représente à lui seul 34 % des contrats commencés en 2024, contre 31 % sept ans auparavant.

La place relative des certifications de l’Éducation nationale a, en revanche, reculé : elles représentent 25 % des nouveaux contrats en 2024, contre 54 % en 2017. Leur volume a néanmoins augmenté sur la période. Le ministère du Travail représente pour sa part 10 % des contrats commencés en 2024, contre 1 % en 2017.

Un marché de la formation transformé par le financement au contrat

La Dares rappelle que la réforme de 2018 a facilité l’ouverture des centres de formation d’apprentis et introduit un financement lié aux contrats signés. Pour les certifications non délivrées au nom de l’État, l’inscription au RNCP suppose un examen préalable du dossier. Les certificateurs peuvent former directement les apprentis ou habiliter d’autres organismes à préparer leur certification.

L’étude relève que 89 % des certificateurs actifs en 2024 existaient déjà avant la réforme de 2018. L’expansion de l’apprentissage traduit ainsi davantage une augmentation du nombre de contrats par certification qu’une multiplication comparable des organismes certificateurs. Ces résultats décrivent les entrées de 2017 à 2024 et ne constituent pas une estimation du nombre de contrats conclus en 2026.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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