Nettoyage sous-traité dans les hôpitaux et universités : la Dares décrit une dilution des responsabilités

Une recherche publiée le 3 novembre dans la revue Travail et Emploi analyse l’organisation du nettoyage externalisé dans les hôpitaux et les universités. Elle met en évidence les effets des chaînes de sous-traitance sur les conditions de travail et la répartition des responsabilités.

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Par Publié le 8 novembre 2026 à 13h32

Dans les hôpitaux et les universités, l'externalisation du nettoyage peut rendre moins lisible la répartition des responsabilités entre les établissements donneurs d'ordre, les entreprises prestataires et les personnels chargés de l'entretien. Une recherche publiée le 3 novembre 2026 dans la revue Travail et Emploi de la Dares analyse cette organisation et ses conséquences sur les conditions de travail.

Une chaîne d'intervenants autour du travail quotidien

L'étude intitulée « La division du travail de domination dans le secteur du nettoyage : chaîne d’interdépendances et dilution des responsabilités » examine les relations entre donneurs d'ordre, encadrement et agents de nettoyage dans les universités et les hôpitaux. Selon la présentation du numéro 181 de la revue Travail et Emploi, cette chaîne d'interdépendances contribue à une dégradation de la qualité du travail ainsi que des conditions de travail et d'emploi.

Le fonctionnement de la prestation ne se réduit pas à un contrat entre un établissement et un fournisseur. Les consignes, les contraintes d'organisation et le contrôle du travail mobilisent plusieurs niveaux de décision. Cette dispersion constitue le cœur de l'analyse des chercheurs, plutôt qu'une mesure statistique générale de l'ensemble du secteur.

Un enjeu pour les acheteurs de prestations et les employeurs

Pour les établissements qui externalisent l'entretien, les constats invitent à regarder au-delà du seul prix de la prestation : définition des tâches, coordination sur site, conditions concrètes d'exécution et possibilité pour les agents de faire remonter les difficultés. Pour les entreprises de propreté, ils soulignent l'importance des relations entre l'encadrement et les équipes intervenant chez les clients.

La recherche porte sur des situations étudiées dans les universités et les hôpitaux. Elle ne permet pas, à elle seule, de quantifier la fréquence de ces difficultés dans tous les contrats de nettoyage ni d'établir une infraction imputable à un établissement particulier. Elle documente toutefois un mécanisme organisationnel : lorsque plusieurs acteurs participent à la définition et au contrôle du travail, la responsabilité de ses conditions d'exécution peut devenir plus difficile à identifier.

Publié le 3 novembre, ce travail figure dans le numéro 181 de Travail et Emploi, aux côtés d'une recherche sur le rôle de l'emploi public en Polynésie française. Il apporte un éclairage sur la gestion des prestations externalisées dans deux secteurs où l'entretien des locaux accompagne des missions de service public.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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