L’enseigne allemande de mode féminine a demandé une procédure d’insolvabilité en gestion autonome. Ses 115 points de vente en Allemagne et en Autriche poursuivent leur activité tandis que l’entreprise prépare une réorganisation.
Liberty Woman en difficulté : 115 magasins restent ouverts pendant sa restructuration

La chaîne de prêt-à-porter féminin Liberty Woman a engagé une procédure de restructuration sous protection du droit allemand de l'insolvabilité. Basée à Lübbecke, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la société Liberty Damenmoden GmbH a demandé une procédure en gestion autonome. Le tribunal de Bielefeld a ordonné une phase provisoire le 5 novembre 2026, selon la presse locale.
Le réseau compte, selon les informations publiées par l'enseigne et reprises par plusieurs médias allemands, 115 magasins : 109 en Allemagne et six en Autriche. L'annonce ne signifie pas la fermeture immédiate de ces boutiques. Les magasins poursuivent leur activité pendant que l'entreprise travaille à son redressement.
Une procédure destinée à maintenir l'activité
La gestion autonome permet à une entreprise en difficulté de continuer à fonctionner sous un cadre judiciaire spécifique tout en préparant sa restructuration. Il serait donc inexact de présenter l'ensemble des 115 points de vente comme définitivement condamnés. Le quotidien régional Neue Westfälische précise que la décision judiciaire provisoire date du 5 novembre.
Liberty Woman cite un environnement commercial difficile, une fréquentation en recul et une demande saisonnière plus faible. L'entreprise veut revoir son réseau de boutiques, son commerce en ligne et sa structure de coûts. Les décisions concernant d'éventuelles fermetures ou suppressions d'emplois ne doivent pas être anticipées tant qu'elles ne sont pas annoncées.
Cette procédure intervient dans un secteur européen du textile soumis à la concurrence du commerce électronique, à la pression sur les prix et à des changements rapides d'habitudes d'achat. Le cas Liberty Woman concerne directement l'Allemagne et l'Autriche : aucune fermeture de magasin en France ne peut être déduite de cette annonce.
Le média professionnel Unser Handel rapporte que l'exploitation continue et que l'entreprise est accompagnée dans sa démarche de redressement. Pour les fournisseurs, salariés et consommateurs concernés, la prochaine étape sera la présentation des mesures concrètes de restructuration, et non une liquidation déjà acquise.