Les allergies aux pollens s’installent plus tôt que prévu cette année. Portées par une douceur inhabituelle et un temps sec persistant, elles s’intensifient dès la fin février 2026, plaçant une large partie du territoire en vigilance élevée.
Allergies aux pollens : un pic précoce frappe déjà la France

Un démarrage précoce des allergies aux pollens sous l’effet d’un épisode printanier
En ce début du mois de mars, les allergies aux pollens ont déjà gagné du terrain en France. Alors que l’hiver n’est pas officiellement achevé, les températures observées la dernière semaine de février ont nettement dépassé les normales saisonnières, favorisant ainsi le réveil de la végétation et, par conséquent, l’émission de grains allergisants. Selon le bulletin publié par La Chaîne Météo le 1er mars 2026, les maximales ont atteint « 16 à 18 °C » dans plusieurs régions, des valeurs typiques d’un mois d’avril. Dans ce même bulletin, le météorologue précise : « Le pollen de cyprès domine très nettement ce début mars… dans ces régions, la douceur de l’après-midi… favorise l’émission et la mise en suspension des grains de pollen. »
En effet, cette combinaison de soleil généreux et d’atmosphère sèche constitue un catalyseur puissant pour les allergies aux pollens, car elle accélère la dispersion aérienne des particules. Le 24 février 2026, TF1 Info alertait déjà sur un pic en cours. Le médecin Jean-Marc Sène y déclarait : « Avec les températures qui augmentent, évidemment il y a un pic de pollen. » La situation ne concerne pas seulement quelques foyers isolés. Le 27 février, « la quasi-totalité de la France » était placée en alerte élevée au pollen. Ainsi, les allergies aux pollens prennent une dimension nationale, et non plus simplement régionale, dès la fin de l’hiver.
Cyprès, aulne : des allergies aux pollens déjà intenses dans plusieurs régions
Dans le détail, le cyprès figure en tête des espèces responsables des allergies aux pollens en ce début mars 2026. Selon La Chaîne Météo, les concentrations sont « élevées à très élevées » dans des régions telles que l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, la Corse ou encore la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une grande partie du sud et du centre du pays subit déjà une pression pollinique importante. Cependant, le nord-ouest n’est pas épargné. Le 27 février 2026, la Bretagne a été placée en alerte rouge en raison du pollen. Cette situation illustre le caractère précoce et étendu des allergies aux pollens cette année, car des territoires traditionnellement plus tardifs sont touchés dès la fin février.
En Sarthe, le phénomène est également marqué. Dans ce département, les pollens d’aulne circulent activement, générant des symptômes typiques d’allergies : éternuements, démangeaisons oculaires, irritation des muqueuses. Les pollens sont très présents en raison d’une douceur inhabituelle associée à une forte humidité préalable. Ce contraste entre humidité hivernale et brusque réchauffement a favorisé la maturation rapide des bourgeons, puis la dissémination massive des grains allergisants. Ainsi, les allergies aux pollens apparaissent non seulement plus précoces, mais aussi potentiellement plus intenses.
Allergies aux pollens : une saison qui commence de plus en plus tôt
Au-delà de l’épisode ponctuel de fin février 2026, les allergies aux pollens s’inscrivent dans une tendance plus large. Chaque année, la saison pollinique semble débuter plus tôt, sous l’effet de températures hivernales plus douces. En conséquence, la période d’exposition s’allonge, et les patients allergiques voient leurs symptômes s’étirer sur plusieurs semaines supplémentaires. Ce décalage saisonnier modifie la perception même des allergies aux pollens, traditionnellement associées au printemps. Désormais, des manifestations cliniques apparaissent dès février, parfois même avant la fin des vacances d’hiver. Par ailleurs, la généralisation des alertes à l’échelle nationale témoigne d’une diffusion rapide des particules dans l’air. Lorsque la quasi-totalité de la France est concernée par une vigilance élevée, cela signifie que les allergies aux pollens ne se limitent plus aux zones méditerranéennes historiquement touchées en premier.
Elles affectent désormais un large éventail de régions, du littoral atlantique à l’est du pays. Enfin, cette précocité pose un enjeu sanitaire concret. Les personnes souffrant d’allergies respiratoires doivent adapter plus tôt leurs traitements antihistaminiques ou leurs corticoïdes nasaux. De surcroît, la répétition de saisons longues peut majorer la fatigue et altérer la qualité de vie. Les allergies aux pollens ne relèvent donc pas d’un simple inconfort passager, elles constituent un véritable défi de santé publique, accentué par des conditions météorologiques favorables à leur extension.
