Dans les Alpes-Maritimes, un arrêté préfectoral restreint jusqu’au 1er novembre à 23 heures les artifices sur la voie publique et le transport de produits inflammables en contenants individuels. Les mesures s’appliquent dans tout le département, y compris pendant Halloween.
Alpes-Maritimes : pétards et bidons de carburant interdits jusqu’au 1er novembre

Dans les Alpes-Maritimes, un arrêté préfectoral restreint jusqu’au 1er novembre à 23 heures les artifices sur la voie publique et le transport de produits inflammables en contenants individuels. Les mesures s’appliquent dans tout le département, y compris pendant Halloween.
Depuis le lundi 26 octobre 2026 à 18 heures, les interdictions s’étendent à l’ensemble des Alpes-Maritimes, de Nice à Cannes, Grasse et Menton. Le préfet Jean-Marie Girier a pris cette décision par l’arrêté AP 2026-1708 du 26 octobre, publié notamment par la commune de Malaussène. Son échéance est fixée au dimanche 1er novembre à 23 heures.
La mesure prolonge un dispositif engagé à Nice le 19 octobre, puis étendu au département pour les 24 et 25 octobre. La préfecture invoque les violences et dégradations constatées en marge de rassemblements dans la capitale azuréenne, ainsi que le risque de nouveaux troubles pendant les prochains jours.
Artifices, carburants et objets concernés
Sur la voie publique, le texte interdit la détention, l’utilisation, le port et le transport de pétards, fusées, mortiers et autres artifices de toute catégorie. La restriction concerne donc aussi les articles pyrotechniques destinés aux festivités d’Halloween, le samedi 31 octobre. Elle est applicable dans toutes les communes du département, et pas uniquement aux abords des lieux de rassemblement.
L’arrêté interdit également la détention, le port et le transport, dans des contenants individuels, de carburants, combustibles et substances dangereuses, inflammables ou corrosives. Il cite notamment l’essence, le pétrole, le gaz, l’alcool à brûler, le méthanol, la térébenthine, le white-spirit, l’acétone, les solvants et les produits à base d’acide. Le transport de ces produits en bidon par un particulier entre ainsi dans le champ de la mesure.
Le port et le transport d’armes, ainsi que d’objets susceptibles de constituer une arme au sens du code pénal, sont visés lorsqu’ils sont dépourvus de motif légitime. Le texte concerne aussi les équipements de protection destinés à mettre en échec les moyens utilisés par les forces de l’ordre pour le maintien de l’ordre public. C’est cette destination qui figure dans l’arrêté, et non une catégorie générale de vêtements ou d’accessoires.
Une exception est prévue pour les professionnels, dans la limite des besoins nécessaires à leur activité. Les particuliers et les commerçants doivent donc distinguer les usages professionnels expressément couverts par cette exception des déplacements ou préparatifs privés.
Pourquoi les restrictions dépassent Nice
Dans les motifs de sa décision, la préfecture rappelle que des personnes placées en garde à vue après les rassemblements des 17, 18 et 24 octobre étaient domiciliées dans plusieurs communes des Alpes-Maritimes, ainsi qu’en dehors du département. Le document cite notamment Antibes, Cannes, Grasse, Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var.
L’arrêté fait aussi état de 120 personnes contrôlées et empêchées de rejoindre les rassemblements du 24 octobre alors qu’elles portaient des équipements de protection ou des armes de catégorie D. Des contrôles ont notamment eu lieu dans les gares de Cannes et de Saint-Laurent-du-Var. Ces éléments figurent parmi les motifs avancés pour appliquer les restrictions à l’échelle départementale.
La prolongation a été annoncée le 26 octobre et relayée le lendemain par Nice Radio. Les services de l’État ont demandé une vigilance renforcée pour contrôler l’application des interdictions pendant cette période.
Une échéance qui englobe Halloween
La date retenue couvre la soirée du 31 octobre, durant laquelle les pétards et autres artifices mentionnés dans l’arrêté ne peuvent être utilisés sur la voie publique. Les habitants qui préparent des festivités à Nice ou ailleurs dans le département doivent tenir compte de cette restriction avant d’acheter ou de transporter du matériel pyrotechnique.
Le texte prévoit que les infractions seront sanctionnées dans les conditions fixées par les dispositions légales applicables, sans établir de barème spécifique dans son dispositif. Les interdictions restent en vigueur jusqu’au dimanche 1er novembre à 23 heures, date inscrite à l’article premier de l’arrêté préfectoral.