Minerais critiques : la BEI signe avec le Canada un accord pour financer des projets

La Banque européenne d’investissement et le Canada ont signé le 30 octobre un accord-cadre ouvrant la voie à des financements européens sur le territoire canadien. Les minerais critiques seront prioritaires, mais chaque opération devra encore être examinée et approuvée.

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By Published on 1 novembre 2026 19h36
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Minerais critiques : la BEI signe avec le Canada un accord pour financer des projets - © Economie Matin

La Banque européenne d’investissement (BEI) et le gouvernement canadien ont signé, le 30 octobre 2026 à Montréal, un accord-cadre destiné à permettre à la banque de financer des projets au Canada. Les matières premières critiques figurent parmi les premiers secteurs visés, de l’extraction au recyclage. Aucun montant global ni financement individuel n’a été annoncé lors de cette signature.

Conclu à l’occasion du sommet entre l’Union européenne et le Canada, ce texte donne une base juridique aux futures opérations de la BEI sur le territoire canadien. L’objectif affiché est de diversifier les approvisionnements industriels et de rapprocher les capacités minières canadiennes des besoins européens en matériaux stratégiques.

Prêts, garanties et prises de participation : les instruments envisagés

L’accord permet à la BEI d’envisager plusieurs formes d’intervention : prêts, garanties, investissements en capital ou quasi-fonds propres, conseil et assistance technique. Il couvre également les activités de financement et de trésorerie de la banque au Canada. Cette palette d’instruments doit permettre d’accompagner des projets aux profils différents, depuis les installations d’extraction jusqu’aux capacités de transformation, de raffinage et de recyclage.

La banque précise que chaque projet restera soumis à ses procédures habituelles d’évaluation et d’approbation. La signature ne constitue donc ni une enveloppe automatiquement disponible pour les entreprises, ni une décision de financer une mine ou une usine déterminée. Elle succède à une lettre d’intention conclue en mars 2026 à Toronto.

La BEI indique avoir déjà engagé des échanges avec des entreprises canadiennes et des établissements financiers publics et privés pour identifier des investissements possibles. Elle prévoit également d’établir une présence à Ottawa, sans annoncer à ce stade la date d’ouverture d’un bureau.

Des chaînes d’approvisionnement à reconstruire sur plusieurs maillons

Pour les industriels européens, l’enjeu ne se limite pas à accéder à des gisements. Le traitement des minerais, leur raffinage et leur réutilisation conditionnent également la sécurité des approvisionnements. Le bilan officiel du sommet UE-Canada prévoit d’accélérer les investissements dans ces différentes étapes et d’examiner de possibles mécanismes de sécurisation des ressources stratégiques.

Cette coopération intéresse notamment les filières des batteries, des équipements électriques et des technologies numériques, dont la fabrication dépend de matières premières disponibles en quantités et qualités adaptées. Les partenaires évoquent aussi des projets situés dans des pays tiers. À ce stade, il s’agit de pistes de coopération et non de chaînes logistiques déjà mises en service.

Un cadre signé, des financements encore à instruire

L’accord apporte une avancée juridique distincte des intentions politiques formulées lors du sommet. Comme le relève également une analyse du dispositif signée après la rencontre de Montréal, il ouvre la possibilité d’interventions financières sans attribuer d’aide à un projet précis.

La prochaine étape dépendra de la sélection des dossiers, de leurs autorisations et de leur viabilité économique. La BEI devra apprécier les projets selon ses critères habituels, tandis que les entreprises devront démontrer leur capacité à développer des activités minières et industrielles conformes aux exigences environnementales et sociales applicables.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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