La situation budgétaire publiée le 3 novembre montre une charge de la dette de 47,5 milliards d’euros sur neuf mois, contre 38,4 milliards un an auparavant. Cette progression contribue à la dégradation du déficit de l’État, malgré la hausse des recettes.
Budget de l’État : la charge de la dette grimpe de 9,1 milliards d’euros à fin septembre

La charge de la dette de l’État a atteint 47,5 milliards d’euros à fin septembre 2026, contre 38,4 milliards sur les neuf premiers mois de 2025. Cette augmentation de 9,1 milliards, soit près de 24 %, ressort des données budgétaires diffusées le 3 novembre par le ministère chargé des Comptes publics. Elle pèse sur une exécution budgétaire déjà déficitaire.
Selon la situation mensuelle budgétaire publiée par Bercy, le solde général de l’État atteint –159,2 milliards d’euros à fin septembre, contre –155,4 milliards à la même date de 2025. La progression du coût de la dette constitue ainsi un poste majeur à examiner pour comprendre l’évolution des dépenses, sans résumer à elle seule tous les mouvements du budget.
Des intérêts plus coûteux dans un budget dont les recettes progressent
Les dépenses du budget général, hors remboursements et dégrèvements, s’élèvent à 348,2 milliards d’euros, contre 332,7 milliards un an plus tôt. Les recettes du budget général, hors fonds de concours et attributions de produits, atteignent 270 milliards d’euros, contre 258,5 milliards. Les deux agrégats progressent, mais ils ne décrivent pas à eux seuls le solde général, qui intègre notamment les prélèvements sur recettes et les comptes spéciaux.
La hausse de la charge de la dette intervient dans un contexte de taux d’intérêt et d’inflation qui influencent le coût du financement public. Elle concerne les dépenses comptabilisées sur les neuf premiers mois, et non l’encours total de dette. Les chiffres publiés ne permettent pas non plus de déduire mécaniquement le montant qui sera payé sur l’ensemble de l’année.
Un déficit cumulé qui ne préjuge pas du résultat annuel
Le déficit de 159,2 milliards d’euros représente le cumul de l’exécution budgétaire de janvier à septembre. Il ne doit être confondu ni avec le seul déficit du mois de septembre ni avec le déficit public au sens européen, qui agrège également les comptes des collectivités territoriales et des administrations de sécurité sociale.
La dépêche de Reuters diffusée le 3 novembre confirme le niveau du solde général et sa comparaison avec septembre 2025. La publication mensuelle de Bercy fournit le cadre comptable pour suivre les postes de dépenses et les recettes au fil de l’exercice.
Pour apprécier la trajectoire des finances publiques, la distinction entre charge annuelle de la dette, déficit budgétaire de l’État et déficit public consolidé demeure déterminante. Le calendrier des encaissements et des paiements peut faire varier sensiblement le solde cumulé d’un mois à l’autre.