Carburant : c’est quoi ce nouvel affichage sur les additifs ?

Depuis le 27 août 2026, une nouvelle mention « Contient des additifs métalliques » apparaît sur certaines pompes à essence en France. Cet affichage obligatoire, imposé par un arrêté publié au Journal officiel, vise à informer les automobilistes de la présence de manganèse dans les carburants sans plomb, dans un contexte de renforcement des normes de qualité et de transparence.

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By La rédaction Published on 28 août 2026 5h32
Pour contenir la hausse du carburant, TotalEnergies annonce un plafonnement du prix du litre d’essence à 1,99 euro dans une partie de son réseau en France jusqu’à la fin mars. Une mesure qui concerne près de 1 830 stations-service.
Pour contenir la hausse du carburant, TotalEnergies annonce un plafonnement du prix du litre d’essence à 1,99 euro dans une partie de son réseau en France jusqu’à la fin mars. Une mesure qui concerne près de 1 830 stations-service. - © Economie Matin
2,23 EUROSLe litre de gazole s’est vendu en moyenne à 2,23 euros durant la semaine du 17 août

Une mention inédite sur certaines pompes à essence

Depuis le 27 août 2026, les conducteurs en France découvrent une nouvelle mention sur certaines pompes à essence. Un arrêté publié au Journal officiel le 26 août impose l'affichage de la phrase « Contient des additifs métalliques » sur les distributeurs de carburant sans plomb contenant des composés de manganèse. Cette mesure vise à améliorer la transparence pour les consommateurs dans un contexte de hausse des prix à la pompe et d'interrogations sur la composition des essences.

Le texte, signé le 22 juillet par le ministère de l'Économie, met à jour les caractéristiques des gazoles et supercarburants sans plomb vendus en France, aligné avec les normes européennes NF EN 590 pour le diesel et NF EN 228 pour les essences, révisées en juillet 2025. Une obligation similaire existait déjà depuis un arrêté du 10 décembre 2010, mais elle est désormais intégrée dans un cadre réglementaire modernisé.

Surveillance renforcée du manganèse

La mention concerne le MMT, ou méthylcyclopentadiényl manganèse tricarbonyle, un additif utilisé pour améliorer l'indice d'octane des essences depuis le retrait progressif du plomb dans les années 1990. Le manganèse agit comme un amortisseur thermique dans les moteurs, protégeant les sièges de soupapes de l'usure et prévenant le cliquetis.

Cependant, les métaux peuvent encrasser les pots catalytiques et saturer les sondes Lambda, réduisant l'efficacité des systèmes antipollution modernes. Des études toxicologiques ont aussi révélé des risques sanitaires liés à la dispersion de microparticules métalliques dans l'air, surtout dans les zones urbaines.

L'arrêté du 22 juillet limite la teneur en manganèse à 2 milligrammes par litre pour le carburant sans plomb et le SP95-E10, un seuil déjà établi depuis 2014 mais désormais soumis à une surveillance accrue.

Un affichage visible sur les pompes

La nouvelle mention doit être « visible et lisible » sur les appareils de distribution, généralement sous forme d'une étiquette sur la pompe, près du pistolet ou du panneau tarifaire. Les exploitants de stations-service doivent se conformer à cette exigence dès l'entrée en vigueur du texte, qu'ils soient de grandes enseignes, compagnies pétrolières ou stations indépendantes. Les conducteurs n'ont, quant à eux, qu'à prendre connaissance de l'information.

Cette mention ne signifie pas que le carburant est dangereux ou non conforme. Elle est imposée par la réglementation européenne pour garantir le droit à l'information des consommateurs. Tant que les teneurs en manganèse respectent les seuils légaux, les essences peuvent être utilisées sans risque.

Normes plus strictes pour le gazole

Le diesel est également soumis à des normes plus rigoureuses. L'arrêté du 22 juillet adapte la législation française aux dernières évolutions techniques, notamment concernant la pureté du gazole. Un seuil maximal de 10 000 particules d'au moins 4 micromètres est désormais en place.

Ce contrôle s'effectue uniquement au point de certification, à la raffinerie ou au terminal d'importation, épargnant les distributeurs finaux de contrôles étendus. Cette approche pragmatique tient compte des défis logistiques liés au transport et au stockage des hydrocarbures.

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