Céréales : l’État relève à 80 % la base de financement de la garantie d’aval

Pour la campagne 2026-2027, le ministère de l’Agriculture relève de 70 % à 80 % la base utilisée pour calculer la garantie d’aval des céréales. Cette mesure temporaire, applicable du 1er novembre 2026 au 30 juin 2027, vise à faciliter le crédit bancaire des collecteurs et le paiement des producteurs.

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By Published on 29 octobre 2026 0h37
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Céréales : l’État relève à 80 % la base de financement de la garantie d’aval - © Economie Matin

Le ministère de l’Agriculture a annoncé, le 28 octobre 2026, une modification temporaire du dispositif de garantie d’aval des céréales géré par FranceAgriMer. La base de financement utilisée pour calculer cette garantie passera de 70 % à 80 % pour la campagne 2026-2027, du 1er novembre 2026 au 30 juin 2027 inclus. L’objectif est de faciliter le financement bancaire des coopératives et négociants qui achètent, stockent puis commercialisent les récoltes.

La mesure répond à des tensions de trésorerie dans la filière céréalière, que le ministère relie aux conditions climatiques du printemps et de l’été 2026 et aux perturbations géopolitiques. Les modalités ont été détaillées dans la publication du ministère de l’Agriculture du 28 octobre, reproduite sous licence ouverte.

Une garantie adossée aux stocks de céréales

La garantie d’aval intervient dans un décalage de trésorerie propre au commerce des grains : les collecteurs doivent payer les producteurs au comptant, tandis que les ventes et les recettes s’échelonnent sur plusieurs mois. Les stocks acquis lors de la première commercialisation servent de référence au calcul de la garantie publique, selon les règles arrêtées par FranceAgriMer.

En relevant la base de valorisation de ces stocks, l’État cherche à améliorer les conditions dans lesquelles les collecteurs peuvent obtenir des crédits pour financer leurs achats et leur stockage. Le taux de 80 % concerne la base de financement du dispositif : il ne constitue ni une subvention de 80 % des achats ni une promesse d’octroi automatique de crédit à chaque entreprise.

Cette évolution porte sur une période déterminée. Elle doit être distinguée d’une augmentation permanente du niveau de garantie, qui n’a pas été annoncée. La présentation de la décision publiée le 28 octobre confirme son application prévue du 1er novembre 2026 au 30 juin 2027.

Des effets attendus sur les paiements aux agriculteurs

Pour les coopératives et les négoces céréaliers, le principal enjeu est de disposer d’un fonds de roulement suffisant au moment où les achats aux exploitants précèdent les encaissements commerciaux. Les établissements bancaires restent des partenaires essentiels du dispositif : la garantie publique vise à faciliter leurs décisions de financement, sans remplacer l’examen des situations individuelles.

Pour les producteurs, l’intérêt économique est indirect mais concret : maintenir la capacité des collecteurs à régler les céréales dans les délais prévus. La mesure ne modifie pas, à elle seule, les prix des grains ni les contrats de vente conclus avec les agriculteurs.

Créée en 1936, la garantie d’aval est un instrument ancien du financement de la collecte céréalière. Les règles de fonctionnement et de surveillance des collecteurs figurent notamment dans les décisions administratives relatives à la garantie d’aval. Pour la campagne qui s’ouvre, l’effet du relèvement dépendra des stocks éligibles, des besoins de financement des opérateurs et des crédits effectivement accordés par les banques.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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