La Banque de France mesure un taux moyen inchangé de 3,32 % pour les nouveaux crédits immobiliers hors renégociations en septembre 2026. Leur production mensuelle ralentit à 11,8 milliards d’euros, tandis que les prêts à la consommation repartent à la hausse.
Crédit immobilier : les taux restent à 3,32 % en septembre, les nouveaux prêts reculent

Le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations est resté à 3,32 % en septembre 2026, selon les statistiques publiées le 5 novembre par la Banque de France. La production mensuelle de ces prêts, corrigée des variations saisonnières, a légèrement diminué à 11,8 milliards d’euros, contre 12,2 milliards en août.
Ce tassement intervient alors que le taux moyen est supérieur à celui de septembre 2025, qui s'établissait à 3,09 %. Le coût du crédit ne s'est donc pas détendu sur un an, même si les taux se sont stabilisés depuis août.
Une production de prêts immobiliers moins élevée qu'un an auparavant
En septembre 2025, la production de crédits immobiliers hors renégociations atteignait 12,5 milliards d’euros dans la série comparative désormais publiée par la Banque de France. Elle est donc inférieure de 0,7 milliard d’euros un an plus tard. La banque centrale précise toutefois que le flux de septembre 2026 demeure dans sa fourchette de fluctuation récente : un seul mois ne permet pas d'établir une tendance durable du marché.
En incluant les renégociations, la production mensuelle de crédits à l'habitat s'établit à 13,7 milliards d'euros en septembre, après 13,9 milliards en août. La part des prêts renégociés atteint 13,9 %, contre 12,5 % le mois précédent. Les taux moyens publiés sont calculés hors frais et assurance : ils ne correspondent pas au taux annuel effectif global supporté par chaque emprunteur.
Les crédits à la consommation progressent en flux, mais ralentissent en encours
La production mensuelle de prêts amortissables à la consommation atteint 5,8 milliards d’euros, après 5,5 milliards en août. Leur taux moyen baisse légèrement de 6,14 % à 6,09 %. Ces chiffres excluent notamment les découverts et les crédits renouvelables.
Le contraste apparaît dans les encours : le crédit à la consommation ne progresse plus que de 1,6 % sur un an à fin septembre, contre 2,1 % en juillet et en août. L'encours total des crédits aux particuliers atteint 1 547 milliards d'euros, dont 1 289 milliards pour l'habitat et 221 milliards pour la consommation.
Des conditions de financement toujours différenciées
Les prêts immobiliers à taux fixe représentent 99 % des nouveaux crédits à l'habitat dans les données non corrigées des variations saisonnières. Cette prédominance limite, pour les emprunteurs concernés, l'effet immédiat des fluctuations de taux sur les mensualités des prêts déjà conclus.
La comparaison avec le bilan de septembre 2025 de la Banque de France montre également que la croissance annuelle des encours de crédits à la consommation a ralenti, de 4 % à 1,6 %. Les prochains relevés permettront de déterminer si la progression des nouveaux prêts observée en septembre se prolonge au-delà de ce mois.