Emploi en 2025 : un marché du travail qui ralentit mais tient bon

Le marché de l’emploi en France ralentit en 2025, mais il conserve une base robuste. Malgré une baisse notable du volume d’offres, les niveaux restent élevés et traduisent une transformation plus qu’un effondrement, selon les dernières données du baromètre Hellowork.

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By Rédaction Published on 4 avril 2026 17h04
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Emploi en 2025 : un marché du travail qui ralentit mais tient bon - © Economie Matin
10,1 millionsLe marché de l’emploi affiche en 2025 un volume de 10,1 millions d’offres publiées.

Le baromètre annuel Hellowork a confirmé une évolution attendue du marché de l’emploi en France en 2025. Après une année 2024 exceptionnelle, l’emploi entre dans une phase d’ajustement, marquée par une diminution des offres mais aussi par une résistance globale du marché du travail.

Un marché de l’emploi qui ralentit mais reste solide en France

Le marché de l’emploi affiche en 2025 un volume de 10,1 millions d’offres publiées, tous contrats confondus, selon Hellowork, le 19 janvier 2026. Toutefois, ce chiffre représente une baisse de 9,8 % par rapport à 2024, année record avec 11,1 millions d’annonces. Néanmoins, ce niveau reste supérieur à celui de 2023, ce qui confirme un socle solide pour le travail en France malgré le ralentissement du marché.

L’analyse de David Beaurepaire pour Hellowork éclaire cette dynamique. « 2025 marque une phase d’ajustement logique après plusieurs années exceptionnelles. Le marché de l’emploi reste solide, porté par des besoins structurels forts, notamment dans la santé et les services », a-t-il déclaré. Ainsi, même si les offres diminuent, les entreprises continuent de recruter, mais de manière plus ciblée et prudente, ce qui redéfinit progressivement l’équilibre du marché.

Offres d’emploi, secteurs et territoires : une recomposition du marché du travail

Le recul des offres d’emploi touche l’ensemble du territoire, mais de manière inégale. Par exemple, la baisse atteint 11 % en Île-de-France et 10 % en Auvergne-Rhône-Alpes, tandis que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur limite le recul à 4 %, selon Hellowork. Par conséquent, certaines zones résistent mieux grâce à des secteurs porteurs, notamment la santé et les services à la personne.

De plus, ces secteurs dominent largement le marché du travail, représentant respectivement 13 % et 12 % des offres d’emploi, toujours selon Hellowork. En parallèle, certaines métropoles enregistrent des baisses plus marquées, jusqu’à 18 % dans des villes comme Bordeaux ou Lille. Toutefois, Strasbourg fait exception avec un recul limité à 1 %. Cette géographie différenciée du marché montre que les opportunités de travail restent nombreuses, mais plus concentrées.

Quelles perspectives pour les candidats face au ralentissement

Le ralentissement du marché de l’emploi se traduit également par une transformation des types de contrats. Les offres en CDI reculent de 11 %, pour atteindre 4,4 millions, tandis que les CDD diminuent de 10 % avec 1,2 million d’offres, toujours d'après Hellowork. En revanche, l’intérim résiste mieux avec 4,2 millions d’annonces et une baisse limitée à 8 %, ce qui confirme son rôle d’ajustement pour les entreprises.

David Beaurepaire souligne ainsi une mutation importante du marché du travail : « Les entreprises continuent de recruter, pour remplacer les départs […] mais de façon plus ciblée et plus sélective ». Dès lors, les personnes en recherche d’emploi font face à un marché plus exigeant, où les opportunités existent mais nécessitent des compétences adaptées et une plus grande flexibilité.

Par ailleurs, la baisse des offres ne signifie pas une chute brutale de l’emploi, mais plutôt une normalisation après une période exceptionnelle post-crise sanitaire. Ainsi, le marché reste dynamique, mais moins expansif, ce qui impose aux candidats de s’adapter à des processus de recrutement plus longs et plus sélectifs.

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