Les relevés publiés début novembre montrent une détente du prix moyen du gazole en France après un début de mois coûteux. La baisse est sensible pour les automobilistes, sans effacer le niveau élevé de la facture à la pompe.
Le gazole recule en quelques jours, mais reste au-dessus de 2,20 euros le litre

Le prix moyen du gazole s'est détendu en France pendant la première semaine de novembre. D'après les relevés quotidiens publiés par Carbu.fr, il est passé de 2,339 euros le litre le 1er novembre à 2,227 euros le 6 novembre. Cela représente une baisse de 11,2 centimes par litre sur la période observée.
Pour un plein de 50 litres, l'écart théorique est de 5,60 euros. Cette comparaison illustre la variation d'une moyenne nationale : elle ne signifie pas que chaque station-service a modifié ses tarifs dans les mêmes proportions.
La détente ne ramène pas pour autant le diesel à un prix modéré. Un plein de 50 litres calculé sur la moyenne du 6 novembre représente encore 111,35 euros. Le coût reste donc une charge importante pour les ménages qui utilisent quotidiennement leur véhicule, notamment lorsque les déplacements professionnels ou familiaux sont difficiles à réduire.
Une baisse plus rapide que celle de l'essence
Les mêmes données donnent, pour le SP95-E10, une moyenne de 2,098 euros le litre le 1er novembre et de 2,060 euros le 6 novembre. La baisse ressort ainsi à 3,8 centimes par litre, moins marquée que celle du gazole pendant ces six journées.
Les chiffres doivent être lus avec leur périmètre : ce sont des moyennes établies à partir des prix déclarés par les stations, pas un tarif national obligatoire. Le prix réellement payé dépend de l'emplacement, de la concurrence locale, du distributeur et de la date de mise à jour de la station.
Pour comparer avant de faire le plein, les conducteurs peuvent consulter le service officiel des prix des carburants, qui recense les déclarations des points de vente. Une différence de quelques centimes par litre peut devenir notable sur un plein, mais elle doit être mise en balance avec le détour nécessaire pour rejoindre une station moins chère.
Il serait prématuré de déduire de cette seule séquence de six jours une baisse durable. Les prix à la pompe dépendent notamment du marché pétrolier, du raffinage, de la distribution et des taxes. Les relevés des prochains jours permettront de voir si la détente se prolonge ou si elle marque simplement une pause.