La préfecture d’Ille-et-Vilaine a annoncé le 28 octobre une obligation de porter un casque pour les utilisateurs de trottinettes électriques et d’autres engins motorisés. Les amendes annoncées vont de 35 à 135 euros selon les conditions de circulation.
Ille-et-Vilaine : le casque devient obligatoire en trottinette électrique

La préfecture d’Ille-et-Vilaine a annoncé mercredi 28 octobre 2026 une obligation de port du casque pour les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Cette mesure vise les trottinettes électriques, les gyropodes et les hoverboards dans tout le département, de Rennes à Saint-Malo, en passant par Fougères et Redon. Elle concerne les trajets du quotidien, notamment ceux effectués sur les pistes cyclables.
La décision fait suite à un bilan départemental de trois usagers d’EDPM décédés en 2025, rapporté par Rennes Infos Autrement et TVR. Les autorités cherchent à limiter les blessures à la tête lors des chutes et des collisions, alors que ces véhicules sont devenus familiers dans les déplacements urbains.
Une obligation annoncée pour les trajets en ville
Le changement est particulièrement concret à Rennes, où les trottinettes électriques circulent sur les aménagements cyclables et les voies autorisées. Le casque, jusqu’ici recommandé dans la plupart des situations urbaines par la réglementation nationale, devient une obligation départementale annoncée. La mesure s’adresse aux conducteurs de ces engins, qu’ils les utilisent pour rejoindre leur lieu de travail, un établissement d’enseignement ou une gare.
Le périmètre annoncé couvre l’ensemble de l’Ille-et-Vilaine, et pas seulement la métropole rennaise. Les utilisateurs qui passent d’une commune à l’autre doivent donc tenir compte de cette règle locale. Le texte intégral de l’arrêté n’ayant pas été retrouvé dans les publications officielles accessibles, sa date exacte d’entrée en vigueur reste à confirmer : Unidivers relève également cette absence de précision dans le communiqué préfectoral du 28 octobre.
Des amendes annoncées de 35 à 135 euros
Les informations communiquées à la presse locale distinguent une amende forfaitaire de 35 euros en agglomération et une sanction de 135 euros hors agglomération. Cette différence doit être lue avec les règles propres aux voies empruntées. En dehors des agglomérations, les trottinettes électriques ne peuvent pas circuler librement sur les routes ordinaires : elles empruntent en principe les pistes cyclables et les voies vertes.
Le Code de la route, à l’article R. 412-43-1, prévoit des dérogations permettant à l’autorité compétente d’ouvrir certaines routes limitées à 80 km/h au maximum. Sur ces routes autorisées par dérogation, le casque attaché est déjà obligatoire au niveau national et son absence relève d’une contravention de quatrième classe. Les modalités exactes de la nouvelle obligation départementale devront être rapprochées de l’arrêté publié.
Les autres règles à vérifier avant de circuler
Les utilisateurs d’EDPM doivent avoir au moins 14 ans, voyager seuls et respecter les voies ouvertes à ces engins. En agglomération, les bandes et pistes cyclables sont prioritaires lorsqu’elles existent. À défaut, les routes limitées à 50 km/h peuvent être empruntées dans les conditions prévues par le Code de la route. Les trottoirs ne sont accessibles que dans les cas où une autorisation locale le permet, à l’allure du pas et sans gêner les piétons.
La visibilité reste également encadrée. La nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante, un vêtement ou équipement rétroréfléchissant est obligatoire. Les feux et les dispositifs réfléchissants de l’engin doivent être en état de fonctionner. Ces prescriptions s’appliquent indépendamment de la nouvelle annonce sur le casque.
Enfin, la fiche de Service-Public.fr consacrée à l’assurance rappelle qu’une trottinette électrique doit être couverte par une responsabilité civile adaptée aux engins motorisés. L’assurance habitation ne suffit pas systématiquement. Avant de reprendre la route, les usagers ont donc intérêt à vérifier leur équipement de protection et leur contrat, ainsi que les modalités d’application de l’arrêté préfectoral.