Au Bourget, Jean-Luc Mélenchon a présenté samedi son programme présidentiel, qui promet notamment une hausse du salaire minimum net, un gel de certains prix et le retour de la retraite à 60 ans sous conditions.
SMIC à 1 700 euros et retraite à 60 ans : les promesses économiques de Mélenchon pour 2027

Jean-Luc Mélenchon a dévoilé samedi 7 novembre 2026, lors d'un meeting au Bourget, les grandes lignes de son programme économique pour l'élection présidentielle de 2027. La France insoumise défend notamment un SMIC net mensuel de 1 700 euros, une intervention sur les prix des produits essentiels et un retour de la retraite à 60 ans pour certaines carrières.
Ces mesures constituent des propositions électorales et non des décisions applicables aujourd'hui. Elles figurent parmi les engagements présentés lors de la convention présidentielle, annoncée sur le site de campagne du candidat.
Une hausse du salaire minimum au cœur du programme
Le projet vise à relever le salaire minimum net, actuellement situé autour de 1 480 euros mensuels selon les chiffres cités dans la dépêche Reuters consacrée au meeting. La différence annoncée est d'environ 220 euros par mois. Il s'agit d'un montant cible politique : son éventuelle application dépendrait d'une victoire électorale puis des décisions législatives et réglementaires nécessaires.
La France insoumise propose également de geler les prix de biens essentiels et d'indexer les salaires sur l'inflation. Ces dispositifs poursuivent des objectifs différents : le premier agirait directement sur certains prix, le second chercherait à préserver les rémunérations face à leur évolution. Leurs modalités et leurs effets dépendraient des textes adoptés et de leur financement.
Retraites et fiscalité : un autre partage des coûts
Le candidat souhaite revenir sur la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. Sa proposition prévoit un départ à 60 ans pour les personnes totalisant 40 années de cotisation. Il ne s'agit donc pas d'une retraite immédiate et inconditionnelle à 60 ans pour tous les assurés.
Pour financer une partie de son programme et réduire les inégalités, le mouvement défend un renforcement de la fiscalité sur les patrimoines les plus élevés. La présentation du 7 novembre met en avant une stratégie de relance par la consommation, avec l'idée que la hausse du pouvoir d'achat soutiendrait l'activité.
Les arbitrages budgétaires restent une question centrale : relever les revenus, modifier les prélèvements et abaisser l'âge de départ à la retraite entraînerait des effets distincts sur les ménages, les entreprises et les finances publiques. Les chiffres annoncés ne suffisent pas, à eux seuls, à mesurer leur coût net.
Le programme est présenté dans le cadre de la campagne présidentielle, à plusieurs mois du scrutin. Les électeurs pourront comparer ces propositions à celles des autres candidats ; aucune de ces mesures n'est entrée en vigueur du fait du meeting du Bourget.