Une vingtaine d’abattoirs bloqués partout en France

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Par Lea Pfeiffer Publié le 16 juin 2015 à 10h52
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24%En dix ans, le prix de la viande a augmenté de 24 %

Les producteurs de viande bovine de France ont bloqué une vingtaine d'abattoirs. L'objectif : obtenir une revalorisation des cours actuels qui mettent leurs revenus à mal, alors qu'en parallèle, la consommation de viande rouge ne cesse de chuter.

Vers une hausse des prix

Pour les consommateurs évitant d'acheter de la viande à cause du prix, sachez que vos rangs risquent de se grossir. Le président de la FNSEA, Xavier Beulin,"demande solennellement aux industriels, aux distributeurs et aux consommateurs d'accepter unerevalorisation du prix des viandes, il y a urgence". Les producteurs réclament une augmentation de 50 à 60 centimes par kilo, alors qu'il est payé aux alentours de 3 euros, insuffisant pour rentabiliser les exploitations. La production et l'industrie française de la viande ne sont pas les plus compétitives, en raison de la fiscalité et des coûts de main d'œuvre, décalés du reste des pays européens.

Pourtant, comme à chaque hausse, les volumes ne feront que chuter, et les consommateurs se tourneront alors vers les viandes blanches comme le porc ou le poulet, ou tireront simplement un trait sur la viande.

Le porc fait aussi grise mine

La crise de la viande bovine s'ajoute à celle du porc. Face à cette crise, Leclerc et Intermarché se sont engagés à payer le kilo de porc 5 centimes de plus que le cours au cadran. Michel-Edouard Leclerc a demandé sur son blog à ce que le gouvernement s'engage à ce que l'Autorité de la concurrence ne vienne pas les sanctionner pour cause de hausse de prix de concert. Il faut dire que les affaires de ce genre qu'on connus les endives, les yaourts ou la volaille, ont fait pleuvoir des amendes fort salées. De son côté, le ministère a publié un décret limitant les promotions sur le porc à deux mois dans l'année.

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Née en 1994, Léa Pfeiffer débute des études en journalisme audiovisuel à l'ISCPA de Paris une fois sortie bachelière de l'Ecole Boulle. Elle écrit occasionnellement des articles pour Economie Matin et le Journal de l'Economie. En parallèle, Léa Pfeiffer a déjà réalisé deux documentaires : "Aveugles 2.0", et "Capitale Zéro Déchêts". @aloonontheweb

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