Principal actionnaire de l’entreprise, l’Etat va céder 15 % d’EDF

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 29 novembre 2022 à 10h10

Alors que la ligne de conduite de l’actionnariat de l’Etat est chamboulée actuellement avec le dossier Alstom, la CFE-CGC, fédération principale de l’énergie en France, révèle mardi 27 mai que l’Etat français s’apprêterait à céder 15 % de ses parts dans EDF.

Le gouvernement semble donc vouloir réduire sa participation au capital de la principale entreprise énergétique de France.

L'Etat prêt à céder 15 % de ses parts dans EDF

La fédération CFE-CGC de l’énergie annonce en effet mardi 27 mai que l’Etat s’apprêterait à céder 15 % de ses parts d’EDF. Une information basée sur des "sources concordantes". Pour l’instant, EDF n’a pas souhaité faire de commentaires à cette annonce. Tout comme l’Etat français. "Selon des sources concordantes, l’Etat s’apprête à céder 15 % du service public de l’électricité" a déclaré le syndicat dans un communiqué.

Une participation au capital qui se monte à 84,4 %

Actuellement, l’Etat détient très précisément 84,4 % du groupe électrique français, dirigé par Henri Proglio. Par cette opération, les autorités françaises possèderaient ainsi moins de 70 % de EDF. On ne sait pas encore quel est le but d’une telle manoeuvre. Renflouer les caisses ? Placer l’argent gagné dans un autre poste de dépenses ? L’information n’est pas anodine car elle survient au moment où Arnaud Montebourg envisage une prise de participation chez Alstom.

La loi interdit de passer sous la barre des 70 %

Le seul problème, et de taille, qui se pose pour l’Etat est le suivant. D’après la loi du 9 août 2004, l’Etat ne peut pas descendre sous la barre des 70 % du capital d’une entreprise énergétique, en raison du caractère éminemment stratégique d’un tel secteur, comme on peut le voir actuellement dans le dossier Alstom. Il faudrait amender cette loi pour permettre aux autorités françaises de passer outre cette règle.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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