Airbus engrange un énorme contrat avec la Chine

Par Olivier Sancerre Modifié le 26 mars 2019 à 14h16
Airbus Chine Contrat 1
300Pékin a commandé 300 avions Airbus.

Le président chinois Xi Jinping, en visite d’État en France, a signé un contrat d’envergure avec Airbus : le pays commande 300 avions pour un prix catalogue de… 35 milliards d’euros.

Airbus a l’habitude des gros contrats. Mais celui noué avec la Chine est particulièrement important puisqu’il porte sur 290 A320 et 10 A350. Le montant de la transaction n’a pas été révélé, mais si on se fie au prix catalogue de l’an dernier, cela représente une somme de 35 milliards de dollars… Le constructeur européen livrera ces avions à China Aviation Supplies Holding Company (CASC), une société d’état chinoise. Le volume d’acquisition est bien plus important que le pré-accord liant Airbus à CASC, qui portait alors sur 184 A320.

Une commande à 35 milliards de dollars

Visiblement, Xi Jinping a voulu marquer le coup. Emmanuel Macron ne s’y est pas trompé, en organisant la signature de l’accord à l’Élysée. Le président français a déclaré que la conclusion de ce « grand contrat pour Airbus » représentait une « avancée importante et un excellent signal de la force des échanges » entre la Chine et la France. Le chef de l’État est allé au-delà de l’Hexagone, puisqu’il a également plaidé pour un « partenariat eurochinois fort ». Pékin a des visées économiques et diplomatiques de plus en plus importantes qui s’incarnent par la mise en place des « nouvelles routes de la soie ».

Nouvelles routes de la soie

La Chine veut tisser un réseau commercial partout dans le monde et la stratégie du chéquier porte ses fruits. L’Italie est ainsi le premier pays à avoir signé un protocole avec Pékin. Dans ce contexte, l’Europe apparait divisé face aux ambitions chinoises, d’où la recherche d’une posture cohérente. Emmanuel Macron entend mettre sur pied un projet économique loyal et équilibré avec la Chine, bâti autour d’un « multilatéralisme fort ». De quoi séduire des dirigeants chinois empêtrés dans la guerre commerciale avec les États-Unis.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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