Arnaud Montebourg : Alstom, ce n’est pas plié

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 30 avril 2014 à 13h32

Le ministre de l’Economie a beau passer pour le grand perdant de l’affaire Alstom, il ne lâche rien. Petit récapitulatif de cette affaire qui a évolué en quelques jours à la vitesse de la lumière.

Alstom, Valls, General Electric, Siemens, Montebourg. On compte les points ?

Alstom a déjà fait son choix

Alstom a déclaré se donner un mois pour faire son choix, toujours est-il qu’elle a déjà choisi. Et c’est vraisemblablement General Electric qui sera l’heureux élu. Au grand dam de Siemens qui comptait bien échanger ses trains contre le secteur énergie d’Alstom, et du gouvernement, malgré les récentes déclarations du Premier ministre Manuel Valls.

La posture de façade de Manuel Valls sur le dossier Alstom

Ce dernier a indiqué ce mercredi 30 avril qu’il se réjouissait que l’Etat ait été entendu par l’industriel. Une posture de façade. Car sur ce dossier, le gouvernement est bien perdant. Et certains l’ont mauvaise. A l’image du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, qui bien que son acharnement et sa grogne frisent l’hystérie, est le seul à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Pour Arnaud Montebourg, le dossier Alstom n'est pas plié

Interrogé mercredi devant la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie a déclaré vouloir "des alliances, pas des absorptions". Ajoutant que "ce n’est pas plié, nous avons été entendus. Nous avons devant nous plusieurs semaines et le gouvernement compte utiliser ce temps pour défendre les intérêts industriels de la nation."

Le gouvernement demande un échange de bon procédé entre Alstom et GE

Concrètement, alors qu’Alstom semble privilégier GE pour le rachat de sa branche énergie, le gouvernement, plutôt impuissant, exige aujourd’hui une alliance équilibrée. Arnaud Montebourg a d’ailleurs précisé que le gouvernement avait demandé à General Electric de réfléchir à un nouveau projet consistant à apporter ses propres activités dans le ferroviaire à Alstom transport en échange de la cession des activités énergie du groupe français. Un deal déjà proposé par Siemens.

Mais alors qu’au départ la posture du gouvernement était de dire non à General Electric, les propos se sont adoucis en moins de 48 heures, témoignant de l’incapacité du gouvernement à faire pression dans ce dossier. Le ministre de l’Economie, chantre du patriotisme économique, a d’ailleurs reconnu que le gouvernement avait de "bonnes relations avec GE". Les tensions s’apaisent…

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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