Apple : un travailleur trop jeune chez ses fournisseurs

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 28 mars 2017 à 7h09
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50 MILLIARDS $Apple a un chiffre d'affaires trimestriel dépassant les 50 milliards de dollars.

Après avoir été, comme nombre de multinationales, au centre de scandales pour des travailleurs trop jeunes chez ses fournisseurs, Apple a décidé de prendre des mesures. La firme de Cupertino mène régulièrement des enquêtes dans les usines et bureaux des entreprises à qui elle demande de produire et assembler ses iPhone et iPad. En 2016, le groupe a identifié 22 fautes graves.

Un travailleur plus jeune que l’âge légal

Le résultat des enquêtes d’Apple est publié chaque année pour des raisons de transparence. Les 705 vérifications menées par le groupe un peu partout dans le monde ont encore une fois porté ses fruits, selon les données publiées par la firme lundi 27 mars 2017. 22 fautes graves ont donc été identifiées dont une qui va une nouvelle fois ajouter un argument pour ses détracteurs.

Apple fixe à 15 ans l’âge minimum pour travailler chez les fournisseurs : cela signifie que si une usine d’Apple est dans un pays où l’âge minimum pour travailler est de 12 ans, par exemple, le fournisseur s’engage à respecter, pour les tâches confiées par Apple, cette limite de 15 ans. Mais, bien évidemment, si l’âge minimum est supérieur à 15 ans c’est la loi locale qui prend le dessus.

C’est le cas en Chine où l’âge minimum pour travailler est de 16 ans. Lors d’une vérification de routine, toutefois, Apple a identifié un ouvrier de 15 ans et demi. Le fournisseur a été contraint par Apple de continuer de payer un salaire au jeune, de lui fournir une éducation et de le ramener chez lui. De plus, dès qu’il aura 16 ans, le fournisseur devra lui proposer un emploi.

D’autres violations repérées

Au total, les vérifications menées par les équipes d’Apple, près de 2 par jour partout dans le monde, ont couvert 1,2 million d’employés. Outre l’âge minimum, toute une série de droits et devoirs sont inspectés.

Apple a ainsi pu identifier des manquements au respect des droits des travailleurs, aux conditions de travail, des heures de travail faussées ou encore du harcèlement. Chaque fournisseur pris la main dans le sac est tenu de se mettre en règle le plus rapidement possible et, généralement, c’est le cas : Apple est, pour les usines chinoises et ailleurs, un client trop important. D'autant plus que ces questions sont gérées, chez Apple, par un haut-dirigeant.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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