Apple profite de la réforme fiscale Trump

Par Olivier Sancerre Modifié le 18 janvier 2018 à 0h14
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350 MILLIARDSApple va injecter 350 milliards de dollars dans l'économie américaine sur les cinq prochaines années.

Apple va profiter de la réforme fiscale votée en décembre dernier aux États-Unis. Le constructeur informatique a annoncé une série d'investissements rendus possible par le rapatriement des fonds disponibles en dehors des États-Unis.

La réforme fiscale voulue par Donald Trump et votée en fin d'année a réduit le taux d'imposition des entreprises, qui passe de 35% à 20%. Le texte prévoit également une baisse des taxes sur les bénéfices réalisés à l'étranger. Résultat : Apple va rapatrier aux États-Unis 245 milliards de dollars, soit la plus grande partie de son « trésor de guerre » amassé en dehors des frontières américaines. L'opération ne sera pas blanche pour autant : l'entreprise va devoir régler 38 milliards en impôts, ce qui en fera la plus importante contribution fiscale jamais vue, explique le groupe.

Un nouveau campus

Le reste de l'argent va être investi de plusieurs manières. D'abord, en embauchant 20 000 personnes sur les cinq prochaines années. Ces nouveaux employés travailleront, pour beaucoup d'entre eux, dans un tout nouveau campus. Apple n'a pas précisé la ville où ces bâtiments seront installés. Le créateur de l'iPhone va investir 30 milliards de dollars pour ses infrastructures, qu'il s'agisse de ce campus donc, mais aussi pour ses centres de données (10 milliards pour ces derniers). Par ailleurs, Apple va abonder son fonds consacré à l'innovation industrielle : il passe de 1 à 5 milliards de dollars.

Des actions pour les salariés

En tout, et toujours sur les cinq prochaines années, Apple va injecter 350 milliards de dollars dans l'économie américaine. Une somme conséquente, à la hauteur des succès enregistrés par l'entreprise ces dernières années. Par ailleurs, afin de conserver les talents, la société va verser à chacun de ses employés l'équivalent de 2 500 $ en actions.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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