Après l’Inde, la Grèce : le Rafale continue de s’exporter

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 septembre 2020 à 11h24
Dassault Rafale Inde 1
7,8 MILLIARDSL'Inde a acheté pour 7,8 milliards d'euros de Rafale.

Le Rafale connaît enfin son moment de gloire. Dassault Aviation est parvenu à livrer en temps et en heure le premier lot d'avions de combat à l'Inde, tandis que la Grève vient de passer commande.

Malgré l'épidémie de coronavirus qui frappe tout autant en Inde qu'ailleurs, Dassault est parvenu à livrer les cinq premiers avions de combat Rafale à l'armée indienne. La cérémonie de remise de ce premier lot, largement télévisée dans le pays, laisse espérer de nouvelles commandes pour le fleuron du groupe industriel français. C'est en 2016 que Dassault a décroché ce contrat historique, portant sur 36 Rafale. Pour décrocher cette commande qui s'élève à 7,8 milliards d'euros, l'entreprise et le gouvernement français ont accepté que les avions emportent les mêmes armements que les Rafale qui équipent les pilotes français, exception faite des armes nucléaires.

Nouvelle capacité de projection pour l'Inde

L'Inde trouve ici une nouvelle force de frappe, un message adressé à la Chine avec qui les tensions sont exacerbées sur la frontière commune himalayenne. Dassault avait bon espoir de vendre 36 Rafale supplémentaires à l'armée indienne via un appel d'offres portant sur un total de 110 avions, mais le pays semble vouloir privilégier sa production nationale. En l'occurrence celle de l'avion de chasse Tejas, qui permettrait de soutenir la production nationale. Quoi qu'il en soit, Dassault Aviation a trouvé là une vitrine en or pour trouver des débouchés à l'export pour son Rafale. La ministre française de la Défense a ainsi indiqué que les opportunités d'exportation pour le Rafale étaient nombreuses.

18 Rafale pour la Grèce

Et cela fonctionne : la Grèce a en effet annoncé l'acquisition de 18 unités. Kyriakos Mitsotakis, le Premier ministre grec, a également dévoilé l'achat de quatre frégates et le recrutement de 15.000 militaires supplémentaires. Les tensions sont vives avec la Turquie, qui prospecte dans une zone méditerranéenne riche en hydrocarbures. Athènes peut compter sur le soutien de Paris et de Rome, les trois pays ayant mené des manœuvres militaires dans la région.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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