Assurance-chômage : malgré la réforme, l’équilibre financier attendra

Par Olivier Sancerre Modifié le 27 novembre 2019 à 0h01
Assurance Chomage Deficit 2019 2
2 MILLIARDSLe déficit de l'assurance-chômage sera de 2 milliards d'euros cette année.

L'attente sera plus longue qu'espéré. L'Unedic a en effet revu les prévisions financières du régime d'assurance-chômage pour les deux prochaines années : l'équilibre ne sera atteint qu'en 2021.

Les précédentes prévisions de l'Unedic, l'organisme en charge de la gestion du régime d'assurance-chômage, remontent au mois de septembre. À l'époque, le retour à l'équilibre financier était prévu pour 2020, grâce notamment à la mise en place de la réforme le 1er novembre. Celle-ci doit dégager 3,4 milliards d'euros d'économies sur les deux prochaines années et toucher 1,2 million de demandeurs d'emploi (la moitié des chômeurs indemnisés). Mais la conjoncture en a décidé autrement. Le régime de l'assurance-chômage est en effet tributaire des variations économiques et elles ont été revues à la baisse. Résultat : l'équilibre ne sera atteint qu'en 2021.

Une réforme qui ne pallie pas les revers de la conjoncture

La bonne nouvelle, c'est que cet équilibre penchera fortement dans le vert, puisque l'excédent attendu s'établit à 2,3 milliards d'euros. En 2022, cet excédent prévisionnel sera de 4,6 milliards. La patience sera donc récompensée, même si la dette du régime est un boulet à son pied. Elle sera de 38,2 milliards d'euros en 2020, du jamais-vu, avant de refluer lentement : 36 milliards attendus en 2021, 31,4 milliards en 2022. Ce qui sera du niveau du 2016. Cette dette prend en compte tous les déficits cumulés depuis la crise de 2008.

L'équilibre en 2021

Pour cette année, il faut donc s'attendre à un déficit de 2 milliards d'euros. En 2020, il devrait s'établir à 700 millions. L'Unedic a revu ses prévisions de croissance et d'inflation, qui pourraient être moins élevés que prévu pour les deux prochaines années. Par conséquent, les dépenses d'allocations seront plus élevées et les rentrées des cotisations moins fortes qu'escompté.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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