Automobile : rechute des ventes en France en octobre

Par Olivier Sancerre Modifié le 4 novembre 2014 à 5h55

Le marché automobile français fait grise mine. En octobre, il affiche en effet un net recul de 3,8%, le pire mois d'octobre depuis 1993, avec seulement 166 495 voitures neuves vendues.

Pas de convalescence pour le marché français

Autant dire qu'on peut à peine parler de convalescence pour un marché français de la voiture neuve qui avait pourtant connu un été relativement optimiste. Le CCFQ (Comité des constructeurs français d'automobiles) continue toutefois d'annoncer une année à 2% de croissance, ce qui devrait se vérifier malgré ce catastrophique mois d'octobre — depuis le début de l'année, la croissance est de 1,9%.

Ce recul d'octobre rappelle à quel point le marché automobile est en difficulté et en contradiction par rapport au reste de l'Europe. En Italie et en Espagne, deux pays pourtant fortement touchés par la crise, la croissance pour le mois dernier a été sans commune mesure avec ce qu'a connu l'Hexagone : respectivement 9,21% et 26,1% ! En Europe, cette croissance a été de 6,1% : on est loin des quelques 2% pronostiqués par le CCFA.

Les espoirs du Mondial

Il faudra attendre le résultat des ventes du mois de novembre, porté par le Mondial de l'Automobile à Paris, pour savoir si les prévisions seront tenues. Mais d'ores et déjà, il est clair que le marché français souffre d'un blocage de la part des ménages et des entreprises, qui ne veulent pas investir dans une voiture neuve et retiennent leurs achats. Preuve en est le marché de l'occasion qui, au contraire des immatriculations neuves, est florissant : avec 516 425 véhicules vendus en octobre, le secteur a connu son meilleur mois depuis 2007.

La seule bonne nouvelle toute relative pour octobre, c'est que les constructeurs français ont su limiter la casse. Renault et PSA Peugeot Citroën ont reculé de "seulement" 2,2% et 0,4% respectivement. Renault et Dacia s'en tirent nettement mieux ensemble, avec une croissance de 8,8% depuis janvier. Quant aux groupes étrangers, le paysage est bien plus morne : -25% pour Hyundai-Kia depuis le début de l'année, par exemple.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.