La baisse du taux d’imposition des entreprises représente 11 milliards d’euros

Par Olivier Sancerre Modifié le 30 août 2017 à 18h44
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25%Le taux d'imposition des entreprises sera ramené à 25% en 2022.

Le taux d'imposition des entreprises va passer à 25% d'ici 2022, la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron. Le candidat s'y était engagé durant la campagne présidentielle, et le gouvernement entend bien y répondre.

Passer le taux d'imposition des entreprises de 33,33% à 25%, c'était une promesse du candidat Macron qui s'engageait dans la trajectoire de baisse initiée par le précédent gouvernement de Manuel Valls. Mais alors que ce dernier modulait cette baisse selon la taille de l'entreprise, le nouvel attelage à la tête du pays veut simplifier le processus, comme l'expliquent Les Echos. Ainsi, le taux va passer à 28% l'année prochaine pour toutes les entreprises réalisant moins de 500 000 euros de bénéfices. Depuis 2017, seules les PME engrangeant moins de 75 000 euros de bénéfices bénéficient de ce taux.

Toutes les entreprises concernées

En 2019, le taux basculera à 31% pour les sociétés affichant plus de 500 000 euros de bénéfices, puis il baissera à 28% en 2020, 26,5% en 2021 et finalement 25% en 2022. Ces baisses successives représentent un allègement de taxes de 11 milliards d'euros pour les caisses publiques, on comprend donc pourquoi le gouvernement ne veut pas passer immédiatement au taux le plus bas ! Ces 25% permettront à la France de retrouver la moyenne européenne, et aux entreprises tricolores de gagner en compétitivité. Un atout indispensable alors que la compétition est européenne.

Libérer l'investissement

À Bercy, on souhaite que cette baisse du taux d'imposition libère le risque et l'investissement. Le ministre de l'Économie pense tout particulièrement aux entreprises du numérique qui sont « très en retard » en termes d'investissement. Quant au CICE, là aussi une mesure du précédent gouvernement, il sera bel et bien transformé en baisse pérenne des charges, mais il faudra attendre 2019. Tout cela est de bon augure pour les entreprises et leurs marges, alors que les représentants de Bercy sont les invités de l'université d'été du MEDEF.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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