Black Friday : mobilisation générale pour vendre un maximum en un minimum de temps

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Par Laure De Charette Modifié le 29 novembre 2013 à 12h49

Traditionnellement, le lendemain de Thanksgiving, les Américains se ruent dans les centres commerciaux pour faire du shopping. Ce jour de frénésie consommatrice typique des Etats-Unis, qui doit se dérouler aujourd'hui, a été surnommé « Black Friday », en mémoire des commerçants, qui à l'époque tenaient leurs comptes au stylo, et écrivaient en rouge jusqu'à ce que les ventes record du vendredi suivant Thanksgiving fassent passer leurs comptes en positif, et qu'ils les reportent à l'encre noir, comme l'expliquent les Echos. Objectif pour les commerçants : vendre un maximum de biens de consommation en une journée seulement.

Même un jour traditionnellement fermé, les magasins ouvrent désormais

Promotions, réductions, package, tout est bon pour attirer le chaland dans ses filets. Entre vendredi et dimanche, près de 140 millions d'Américains (sur une population totale de 314 millions) devraient arpenter les rayons des magasins.

La nouveauté cette année, c'est que de plus en plus de magasins ont ouvert leurs portes hier, c'est-à-dire le jour même de Thanksgiving, qui est traditionnellement fermé ! Comme pour créer un « Black Thursday », et espérer ainsi relancer les ventes de fin d'année...

Les grands magasins Macy's étaient donc ouverts hier pour la première fois de leur histoire, tout comme Kohl's et J.C. Penney. D'autres ont élargi leurs horaires d'ouverture comme Best Buy et Toys'R'Us. Un peu comme si les Galeries Lafayette et le Printemps étaient ouverts le 25 décembre... et que par conséquent, des centaines de salariés devaient aller travailler le jour de Noël.

Ils espèrent ainsi ne pas laisser trop de transactions aux seuls sites internet marchands, qui, eux, sont ouverts par définition 24h/24, 365j par an, y compris le jour de Thanksgiving !

La consommation des ménages est en berne

Si les commerçants déploient autant d'efforts pour attirer les clients, c'est parce que la consommation des ménages est en berne aux Etats-Unis. Pendant le shutdown (fermeture partielle de l'administration) qui a paralysé le pays pendant deux semaines au mois d'octobre, deux Américains sur cinq déclaraient limiter leurs achats.

Avant cela, entre juillet et septembre, la consommation n'avait augmenté que de 1,5 %, contre 1,8 % au cours du trimestre précédent. Il s'agissait alors du taux de progression le plus faible depuis trois ans et demi.

En France aussi, les sites de commerce électronique essaient de reproduire le phénomène américain du Black Friday.

D'après Greg Zemor, senior category manager pour eBay France, interrogé par Les Echos, "on constate en France un phénomène similaire qui ne se limite pas à une journée. Le Black Friday et le Cyber Monday, c'est-à-dire le lundi suivant, sont ainsi devenus des dates que les e-commerçants gravent dans leur calendrier. Il s'agit de créer un nouveau repère pour le consommateur, au même titre que le premier jour des soldes d'été et d'hiver ».

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique. Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

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