Un Brexit « dur » aura des conséquences financières pour tout le monde

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 mars 2018 à 11h53
Brexit Cout Depart Ue 1
65 MILLIARDSLa facture pour l'ensemble des entreprises britanniques et européennes se montera à 65 milliards d'euros.

Les conséquences d'un Brexit « dur », c'est à dire sans accord de libre-échange, vont coûter cher. Non seulement aux entreprises britanniques, mais aussi pour les sociétés européennes qui exportent leurs produits vers le Royaume-Uni.

Une étude des cabinets Oliver Wyman (consultants) et Clifford Chance (avocats) met des chiffres sur le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne programmé en mars 2019, si jamais aucun accord de libre-échange entre les deux blocs n'était signé. Les conséquences seront lourdes : 65 milliards d'euros. Le plus lourd fardeau reposera sur les entreprises britanniques : le coût du Brexit dur sera de 30 milliards d'euros pour elles. Pour les entreprises du reste de l'Union européenne, ces coûts seront de 35 milliards. L'existence même de plusieurs sociétés pourrait être remise en cause, alerte l'étude.

Barrières tarifaires et non tarifaires

Ces coûts reposent notamment sur des frais administratifs, les barrières tarifaires et non tarifaires. Autant dire que les deux parties ont tout intérêt à s'entendre… sauf que Londres campe sur ses positions : il n'y aura pas d'union douanière entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, cela empêcherait le pays de nouer des accords avec d'autres pays, a rappelé Theresa May… Pourtant, un accord douanier permettrait de réduire les coûts de moitié pour les deux parties, selon cette étude. On n'en prend pas le chemin ; Bruxelles a tout de même présenté un projet d'accord de libre-échange à Londres, mais qui est bien plus modeste que celui espéré par le gouvernement anglais.

Les services financiers en première ligne

Les secteurs les plus touchés par ce risque d'un Brexit « dur » sont d'abord celui des services financiers britanniques. Les constructeurs automobiles, l'agriculture, l'agroalimentaire, les biens de consommation et les activités chimiques et plastiques seront également frappés de plein fouet du côté anglais. Sur le versant de l'UE, les secteurs les plus touchés seront l'automobile, l'agriculture et l'agroalimentaire.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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