Bruno Le Maire : la vaccination permet de retrouver une vie normale plus rapidement

Par Olivier Sancerre Modifié le 5 juillet 2021 à 15h34
Croissance Vaccination Brune Le Maire 1
5 MILLIARDSLes tests gratuits représentent un coût de 5 milliards d'euros par an.

Si l'activité économique française connaît un fort rebond, pour Bruno Le Maire, la croissance dépendra de la vaccination. Et de pousser les Français à aller se faire vacciner pour atteindre et dépasser les prévisions du gouvernement.

Le gouvernement maintient la prévision de croissance à 5% pour cette année, malgré l'estimation de l'Insee, plus optimiste, qui table sur une hypothèse de 6%. Bruno Le Maire explique au Parisien que c'est par souci de prudence que Bercy conserve cette prévision, et aussi « pour tenir compte des risques d'une nouvelle vague épidémique à la rentrée ». Le danger est effectivement d'une recrudescence des cas de contamination en lien avec la progression du variant Delta. Pour éviter une telle déconvenue, le ministre de l'Économie juge « naturelle » la vaccination obligatoire pour les professions les plus exposées (comme les soignants).

Croissance à 5%, voire plus

La vaccination garantit la sécurité sanitaire pour tous, assure-t-il. Les vaccins permettent de retrouver « le plus rapidement possible une vie normale, de la croissance, des emplois et de l'activité ». Il ne revient pas au locataire de Bercy de dire si des travailleurs des professions exposées doivent être licenciés s'ils refusent une éventuelle vaccination obligatoire. « En tant que ministre de l'Économie, je donne simplement le cadre qui doit permettre à notre économie de se redresser », ajoute-t-il cependant. Bruno Le Maire laisse aussi entendre son scepticisme concernant la politique de tests gratuits.

Investissements publics nécessaires

Cette politique de ne peut pas être une réponse sanitaire adaptée « pour les personnes qui refusent de se faire vacciner, ne peut pas être une réponse sanitaire adaptée ». Les tests gratuits représentent une dépense de 100 millions d'euros par semaine, soit 5 milliards d'euros par an. En ce qui concerne un second plan de relance, il n'en est pas question à l'heure actuelle. En revanche, « dans les secteurs les plus innovants, des investissements publics sont nécessaires ». Emmanuel Macron fera d'ailleurs des annonces dans les prochaines semaines sur le sujet.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.