Bruno Le Maire le promet, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts

Par Olivier Sancerre Modifié le 25 janvier 2021 à 9h45
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178,2 MILLIARDSLe déficit public enregistré l'an dernier a atteint 178,2 milliards d'euros.

En visite à Toulouse pour soutenir la filière aéronautique, Bruno Le Maire a fait une promesse, celle de ne pas augmenter les impôts pour rembourser la dette de plus en plus importante contractée par l'État.

Entre chômage partiel, fonds de solidarité et aides massives aux entreprises, les finances publiques sont très sollicitées depuis le printemps dernier et le déclenchement de la crise épidémique. Le déficit public a tout simplement doublé en 2020 par rapport à l'année précédente : plus de 178 milliards d'euros, « le déficit budgétaire le plus élevé de notre histoire contemporaine », a admis Bruno Le Maire la semaine dernière devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Néanmoins, pas question d'augmenter les impôts pour rembourser ces emprunts. « Une chose est sûre : le mandat qui est le mien en tant que ministre des finances est de veiller à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation d'impôts », a-t-il asséné lors d'une rencontre avec les lecteurs de La Dépêche du Midi.

Rembourser la dette sans augmenter les impôts

Quant à la dette, elle sera remboursée, annonce le ministre de l'Économie. Mais de quelle manière, si ce n'est pas en augmentant les impôts et les prélèvements ? « En ayant de la croissance. En réduisant la dépense publique, le moment venu ». L'hôte de Bercy mise aussi beaucoup sur les transformations structurelles impulsées par Emmanuel Macron depuis le début du quinquennat : réforme de l'assurance-chômage et réforme des retraites… Qui reste à mettre en œuvre. « Ce n'est pas le moment », a-t-il admis, « mais il y a des réalités têtues : nous sommes le pays qui travaille le moins au global, sur une durée de vie plus longue ».

Menace d'un troisième confinement, qui pèserait très lourd

Quant à la possibilité d'un troisième confinement, il espère vivement qu'elle n'arrivera pas, « cela pèse terriblement sur le moral des gens. Nous sommes tous épuisés par ce virus et cette crise ». Un reconfinement serait « très difficile humainement à vivre pour les Français ». Cette mesure ne peut être prise qu'en toute dernière option, ce d'autant que l'impact est « très lourd pour l'économie française (…) sur l'activité et les finances publiques ». Le fonds de solidarité coûte 4 milliards d'euros par mois. Avec un nouveau confinement, il passerait à 6 milliards.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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