Impôts, le temps des cadeaux ! Et je déteste être pris pour un imbécile !

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Par Charles Sannat Modifié le 9 mai 2016 à 10h38
France Ipots Promesse Hollande Elections Vote
3%Le gouvernement doit faire baisser le déficit public sous la barre des 3 % avant 2017.

Je ne sais pas vous, mais je pense sincèrement être un gentil garçon, très gentil même, civilisé, courtois, bref, ma nature pacifique, lucide et réaliste ne me pousse pas à monter sur des barricades et balancer des pavés sur la tête des CRS, fussent-ils envoyés contre la population par des dirigeants totalement et parfaitement ineptes.

Pour autant, je déteste être pris pour un imbécile… et disons-le (tant que ma femme a le dos tourné sur les gros mots) je supporte pas d’être pris ostensiblement pour un con.

Combien vaut le vote d’un prof ?

Une prime de 800 balles… Voilà ce que vaut le vote d’un professeur des écoles ou autrement dit « instituteur » en ancien français.

D’ailleurs, cela me fait beaucoup rigoler leur histoire de prof des écoles. Ayant eu l’outrecuidance un jour de dire à la directrice de l’école de mes enfants « les instits »… celle-ci m’a repris vertement en me disant que l’on devait dire « professeur des écoles », me reprochant mon manque cruel de considération. Sauf que ma grand-mère… instit, et pour moi un grand modèle, était plus que largement considérée à son époque.

L’instit c’était quelque chose, au même titre que Monsieur le maire ou le médecin du coin.

Il faut donc remarquer que plus on donne des titres ronflants, plus les gens qui les portent sont en réalité déconsidérés de tous et c’est évidemment le cas des professeurs des écoles qui ne sont dans l’esprit des gens que la bien pâle moitié des instits d’antan, n’en déplaise à tous les imbéciles qui se satisfont de ce politiquement correct euthanasiant pour la pensée.

Donc les profs des écoles sont pris pour des cons, et en plus des cons pas cher puisque 800 euros sont suffisants dans l’esprit du gouvernement pour acheter un vote. Dont acte. Prenez l’argent et ne votez pas Hollande… hahahahaha !

Pour les autres, c’est baisses d’impôts

Dans la séquence démagogie en cours, on nous annonce donc des baisses d’impôts… C’est juste pour faire plaisir à la piétaille… Après, rassurez-vous, on les augmentera à nouveau et on vous pressurera ; mais avant la grande cérémonie des votes, il faut que les sans-dents pensent que l’on pense sincèrement à eux.

Imaginez si tous les gens civilisés, courtois, comme vous et moi, imaginez que tous ces gens pacifiques et braves types finissent par se dire à force d’être pris pour des cons « je n’irai pas voter ». « Je n’irai pas voter » en 2012, entre Sarko et Hollande, et entre Hollande et Sarko en 2017 car me proposer une telle alternative est juste la négation même de la démocratie et du choix. Comment accepter de devoir choisir entre deux gus qui ont déjà exercé et sévi ?

Oui je sais… « Nos ancêtres sont morts pour que l’on puisse voter ! »Certes, mais je refuse désormais de jouer le jeu de l’onction démocratique, car ces gens qui nous dirigent tirent leur autorité uniquement du pouvoir que nous, le peuple, nous leur conférons, sauf qu’à l’arrivée… ils font l’inverse de ce pourquoi ils sont élus, à savoir défendre les intérêts du peuple souverain de France.

Impôts : avec François Hollande, voici venu le temps des cadeaux

Voici ce qui dit cet article du très sérieux magazine Challenges :

« L’Élysée réfléchirait à annoncer une nouvelle baisse d’impôt sur le revenu. Mais Bercy s’inquiète car les dépenses nouvelles annoncées cette année dépassent déjà 6 milliards.

Quoi de mieux qu’une baisse d’impôt pour concrétiser aux yeux des Français le « ça va mieux », devenu l’officieux slogan de campagne du chef de l’État ? Selon Les Échos, ce serait là le projet de François Hollande pour boucler en beauté son dernier budget. Le quotidien affirme qu’une négociation feutrée a cours entre l’Élysée et Bercy, avec d’un côté le président Hollande désireux, à l’approche de l’échéance électorale de 2017, de faire un nouveau geste à l’attention des ménages, après déjà trois baisses d’impôt sur le revenu (IR) en 2014, 2015 et 2016, et de l’autre le grand argentier Sapin, soucieux de respecter – enfin – la promesse d’un déficit public réduit à 3 % fin 2017, en tenant compte des nouvelles dépenses déjà annoncées. »

L’idée du maréchal président, qui trouve que la soupe est bien bonne à la cantine élyséenne et qui aimerait bien bouffer à ce bon râtelier 5 années supplémentaires sans avoir la queue d’une once d’une idée ou d’un projet pour notre pays, c’est d’effacer le « ras-le-bol » fiscal des classes moyennes qu’il s’est évertué à laminer depuis qu’il est élu – et je sais de quoi je parle quand je vois avec ma femme nos salaires qui n’augmentent pas et tout qui monte, à commencer par ces satanés impôts que je paierais bien volontiers de bonne grâce si seulement cela ne servait pas à payer Cahuzac et Thévenoud ainsi que tous les autres !

Je les paierais de bonne grâce si la misère sociale reculait, si les routes étaient bonnes, si les policiers étaient assez nombreux et bien équipés, bref, comme je n’ai pas le choix et que je suis honnête moi, je paye, mais je ne suis pas content.

Et je ne suis pas le seul. Donc notre halluciné du Palais va nous baisser d’un poil les impôts qu’il a lui-même augmenté de plein de poils ces 4 dernières années, tout en sachant que vu les dépenses qu’il fait, je ne vous raconte pas les poils qu’on va devoir avaler si ce gus est réélu. Alors profitez-en bien de vos réductions d’impôts, car manifestement Mamamouchi-benêt 1er me prend pour un abruti qui ne sait pas compter, et je ne sais pas vous, ni si je vous l’ai dit, mais je déteste être pris pour un con.

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae

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Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

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