La formation professionnelle, un enjeu capital pour l’emploi en France

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Par Jacques Martineau Publié le 2 février 2015 à 5h00
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16 milliards ?16 milliards d'euros sont investis chaque année dans la formation en France.

Notre société évolue de manière permanente dans un contexte d’ouverture à la concurrence et à la compétitivité. Tous ces changements sont liés aux progrès scientifiques et technologiques, à l’évolution sociale, au changement des habitudes dans notre environnement au travail et dans notre vie au quotidien.

Il va de soi que la formation professionnelle continue est et deviendra un enjeu stratégique pour la France avec le Compte Personnel de Formation.

La formation, un outil pour tous les salariés

Dans notre pays, tous les salariés ont accès à cette formation tout au long de leur vie professionnelle. Elle permet de favoriser le développement des compétences au plan individuel ou collectif, le maintien dans l’emploi, l’insertion ou la réinsertion dans l’activité. Sont également concernées, les formations initiales et l’apprentissage. La formation constitue un levier essentiel d’innovation et de croissance. Elle accompagne toutes les mises à hauteur en termes de nouveaux métiers, de qualification pour faire face aux mutations techniques et numériques dans tous les secteurs, organisationnelles et managériales. Tous les pays de l’OCDE investissent dans la formation continue et prévoient un fort développement dans les années à venir.

16 milliards d'euros investis chaque année dans la formation

A quoi correspondent les 32 milliards d'euros, consacrés à la formation incluant les rémunérations des stagiaires (13 milliards d'euros) et les frais annexes (3 milliards d'euros). Selon les chiffres de la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP), ils sont financés par les entreprises privées (13,7 milliards d'euros), les administrations publiques et territoriales (6 milliards d'euros), l’Etat et les agences pour d’autres publics (6,5 milliards d'euros), les Conseils régionaux (4,5 milliards d'euros) et les ménages (1,2 milliard d'euros). En bénéficient : secteurs privé (43 %) et public (19 %), demandeurs d’emploi (13 %), et jeunes en alternance et insertion (25 %). C’est en fait 16 milliards d'euros qui sont investis dans la formation aujourd’hui, frais de gestion inclus.

Trop peu de formation pour les chômeurs

En dehors de toute polémique, il est clair que la part consacrée aux chômeurs et sans emploi est très insuffisante. Elle devrait doubler à hauteur de 6 Md€. Une part équivalente à 2 milliards d'euros devrait être consacrée aux jeunes sortis du système scolaire pour la mise en place de Centres de Pré Qualification à l’Emploi (CPQE), évoqués dans mon livre l’Emploi… C’est tout de suite. Ces sommes, au total un peu plus de 5 Md€, sont récupérables en faisant des économies sur les coûts excessifs engagés pour des stages et de formations qualifiées d’inutiles ou de "sans objet".

Salariés et sans emploi, même combat !

Salariés et "sans emploi" (souvent des anciens salariés) sont concernés au même titre. L’Etat et les partenaires sociaux doivent se mettre d’accord en s’appuyant sur la nouvelle loi de mars 2014, favorisant le développement des compétences et la compétitivité des entreprises. Ce prérequis est indispensable avec une seule idée en tête, la formation est au service de tous !

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Après un long parcours scientifique, en France et outre-Atlantique, Jacques Martineau occupe de multiples responsabilités opérationnelles au CEA/DAM. Il devient DRH dans un grand groupe informatique pendant 3 ans, avant de prendre ensuite la tête d'un organisme important de rapprochement recherche-entreprise en liaison avec le CNRS, le CEA et des grands groupes du secteur privé. Fondateur du Club Espace 21, il s'est intéressé aux problèmes de l'emploi avec différents entrepreneurs, industriels, syndicalistes et hommes politiques au plus haut niveau sur la libération de l'accès à l'activité pour tous. Il reçoit les insignes de chevalier de l'Ordre National du Mérite et pour l'ensemble de sa carrière, le ministère de la recherche le fera chevalier de la Légion d'Honneur.

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