Chômage : tout va très bien, + 100 000 en 2015

Par Olivier Sancerre Modifié le 19 janvier 2015 à 11h54

Si l'exécutif a fait preuve d'un peu d'optimisme pour l'année 2015 en termes économiques, l'Unédic s'est chargé de rappeler que la situation restait particulièrement mauvaise.

L'économie toujours en panne

Il y a certes la baisse du prix du pétrole. Et celle de l'euro face au dollar. Sans oublier les mesures du pacte de responsabilité. Mais sans croissance, le chômage ne baissera pas… L'Unédic a mis à jour ses prévisions pour l'année et elles ne sont pas roses, loin de là.

Les gestionnaires du régime d'assurance-chômage ont pris en compte les estimations de croissance des analystes qui, pour la France, l'ont revu à la baisse : de +1,1% en septembre dernier, elle devrait finalement n'être que +0,9%. Par conséquent, il devrait donc y avoir plus de chômeurs en 2015, à savoir 104 000 supplémentaires (sans aucune activité), contre 96 000 auparavant.

De la création d'emplois trop faible

Il faudra attendre le milieu de l'année pour voir l'économie française recommencer à créer de l'emploi, mais à un niveau tel (23 000 emplois sur l'année) qui ne permettra pas de compenser la progression des chômeurs. Petite consolation, ce chiffre de 104 000 chômeurs en plus reste toutefois presque deux fois moins élevé qu'en 2014 (181 000 chômeurs supplémentaires).

De fait, les caisses de l'Unédic sont en difficulté. Même si son financement à court terme est assuré, comme l'estime le régime — les faibles taux d'intérêts permettent un refinancement à bon compte. Mais sur le plus long terme, il faudra certainement agir. Les dernières mesures d'économies vont permettre de limiter le déficit à 4,4 milliards en euros (sans ces mesures, il aurait dépassé les 5 milliards). Mais en septembre, l'Unédic ne tablait « que » sur 3,5 milliards…

La croissance insuffisante va creuser le déficit de l'Unédic en 2015.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.