Chômage en zone euro : le niveau le plus bas en dix ans

Par Olivier Sancerre Modifié le 6 juin 2019 à 6h41
Chomage Zone Euro Baisse 2
7,6%Le taux de chômage en zone Euro a été de 7,6% en avril.

En avril, le chômage dans les pays de la zone euro a atteint son plus bas niveau en dix ans, selon Eurostat. La France se situe toujours un cran au-dessus…

Avec un taux de chômage dans la population active enregistré à 7,6%, la zone euro retrouve quasiment son niveau d’avant la crise financière de 2007-2008 où le taux tournait autour de 7,5%. Il faut remonter au mois d’août 2008 pour retrouver un chômage à 7,6%. L’Office européen des statistiques relève également une moyenne encore plus faible pour l’ensemble des États membres de l’UE : 6,4%. Les 19 pays ayant l’euro comme monnaie commune reviennent de loin : le taux de chômage avait tutoyé les sommets au printemps 2013 avec 12,1%. Puis, il avait fallu attendre septembre 2016 pour le voir symboliquement repasser sous le seuil des 10%. Depuis, il n’a cessé de refluer.

Le niveau d’avant la crise financière

Puisqu’il s’agit d’une moyenne, tous les pays ne sont malheureusement pas logés à la même enseigne. C’est le cas de la France qui, avec 8,7% de chômage, se positionne au-dessus du taux de la zone euro. Tout comme l’Italie (10,2%), l’Espagne (13,8%) et la Grèce (18,5%). À l’autre bout du spectre, du côté des très bons élèves qui sont quasiment en situation de plein emploi se trouvent la Tchéquie (2,1%), l’Allemagne (3,2%) et les Pays-Bas (3,3%).

Inflation en baisse

Eurostat relève également les compteurs en matière d’inflation. Sur le papier, c’est une bonne nouvelle avec un taux annuel d’inflation qui, en mai, se place sur 1,2%. C’est 0,5 point de moins par rapport au mois d’avril, avec notamment des prix de l’énergie en baisse. Mais la Banque centrale européenne cherche à atteindre un taux légèrement sous les 2%, ce qui est un signe de plein emploi. La zone euro en est donc encore assez loin, malgré le chômage en recul.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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