Le coronavirus provoque de lourdes pertes dans le secteur aérien

Par Olivier Sancerre Modifié le 6 mars 2020 à 12h16
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113 MILLIARDSLe secteur aérien pourrait perdre 113 milliards de dollars en raison du coronavirus.

Le secteur du transport aérien va souffrir du coronavirus. Les lignes suspendues vers la Chine et la crainte des voyageurs font peser une lourde menace sur les compagnies aériennes.

Après la guerre des prix sous la pression des compagnies low cost, le secteur aérien fait face à une nouvelle menace, celle du coronavirus. L’épidémie de Covid-19 a poussé toutes les compagnies à suspendre leurs vols vers et depuis la Chine, tandis que les voyageurs et les entreprises ont fortement réduit leur usage du transport aérien. L’IATA, l’association internationale du transport aérien, a publié un nouveau rapport qui tire la sonnette d’alarme : le coût du coronavirus sera bien plus élevé qu’estimé précédemment.

Jusqu’à 19% de pertes

Dans une première prévision, l’organisme avait prévu des pertes de moins de 30 milliards de dollars, mais seulement si l’épidémie restait contenue à la Chine et aux marchés associés. Maintenant que le coronavirus s’est étendu à plus de 80 pays et que le bilan est de plus de 3 200 décès (plus de 95 000 personnes ont été contaminées), l’estimation s’échelonne entre 63 milliards de dollars, si la propagation du virus s’arrête là, et 113 milliards si le Covid-19 poursuit son expansion. Dans le pire des scénarios, les compagnies aériennes perdraient 19% de leur chiffre d’affaires.

Une situation « sans précédent »

Et ces prévisions ne concernent que le transport de passagers, pas le fret. Il faut remonter à la précédente crise financière pour retrouver ce niveau de perte. Alexandre de Juniac, le directeur général de l’IATA, explique dans le communiqué : « En un peu plus de deux mois, les perspectives du secteur dans la plupart des régions du monde se sont radicalement assombries ». La situation qui résulte du coronavirus est « sans précédent », selon lui.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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