Crédit immobilier : leur montant global baisse en février 2017

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 5 avril 2017 à 7h51

L’année 2016 a été faste pour les agences immobilières, les acheteurs et les vendeurs : les taux des crédits très bas ont augmenté le pouvoir d’achat des acheteurs qui ont pu concrétiser leur projet. Les vendeurs n’ont pas manqué d’en profiter aussi en augmentant leurs prix tandis que les agences immobilières, intermédiaires de la transaction, enchaînaient ventes et commissions. Mais tout a une fin.

Baisse du montant total des crédits immobiliers

Alors que les sommes empruntées par les acheteurs étaient de plus en plus élevées et que de plus en plus de dossiers étaient acceptés par les banques, les montants totaux des crédits ne cessaient, en France, d’augmenter d’un mois sur l’autre. En janvier 2017, par exemple, les Français ont contracté 37 milliards d’euros de crédits immobiliers, un nouveau record.

Février 2017 marque un tournant dans la tendance à l’achat de la pierre : le montant global des crédits est en baisse. Les sommes restent élevées, 32,6 milliards d’euros pour le mois, mais la baisse est une première depuis le mois de mars 2016. De quoi laisser supposer que si le marché reste très dynamique il commence à se stabiliser.

Moins de renégociations et des taux de crédits en hausse

La Banque de France, qui dévoile le 4 avril 2017, cette tendance à la stabilisation du marché, relève également et pour la première fois en février une hausse des taux moyens pratiqués par les banques en France : 1,54 % contre 1,5 % en janvier 2017. Des taux qui restent bas mais qui recommencent à freiner les acheteurs dont les budgets sont les plus serrés.

De plus, la hausse des montants globaux des crédits était poussée par la tendance généralisée à la renégociation : les emprunteurs ont tenté le tout pour le tout pour faire des économies et tenter de gagner quelques milliers d’euros sur leur crédit global.

Les renégociations sont en baisse puisque bon nombre d’entre elles ont déjà eu lieu. De quoi, là aussi, réduire le montant global des crédits contractés. Mais que les vendeurs se rassurent : les Français continuent d’acheter de l’immobilier !

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio