Croissance : la Banque de France table maintenant sur 1,6 %

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 7 juillet 2017 à 6h48
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0,5%La croissance du PIB a été stable en France (à 0,5%) au premier trimestre 2017.

Bonne nouvelle pour la France et pour Emmanuel Macron en ce début d’été : la Banque de France, auparavant pessimiste sur la croissance du pays, a relevé ses estimations. Elles sont désormais supérieures à celles du gouvernement et bien plus élevées que celles de Bruxelles ou de l’OCDE. Mais il faudra que des réformes soient faites.

Vers une croissance supérieure à 1,5 % en France en 2017 ?

François Villeroy de Gallhau, gouverneur de la Banque de France, avait une bonne nouvelle à annoncer au Président de la République : la croissance, en France, est peut-être de retour. La Banque de France avait, jusque-là, estimé la croissance du pays pour 2017 à 1,4 % soit moins que ce qu’espérait le gouvernement (1,5%) mais bien plus que les attentes du FMI, de l’OCDE et de Bruxelles (environ 1,2%).

Jeudi 6 juillet 2017, le verdict est tombé : la France pourrait connaître une croissance de 1,6 % en 2017 selon les nouvelles prévisions de la BdF. « C’est une vraie reprise, même si elle reste modérée » a même déclaré le gouverneur de la Banque de France dans sa lettre présentant le rapport annuel de l’institution.

Des réformes ou la situation ne changera pas

Si la croissance est peut-être de retour, elle reste modérée et, surtout, fragile : la Banque de France a réitéré la nécessité de réaliser des réformes structurelles dans le pays faute de quoi les principaux objectifs du gouvernement ne pourront être atteints.

Par exemple, selon François Villeroy de Gallhau, il est impossible de faire baisser le chômage sous les 9 % sans réformes. Mais l’objectif des 7 % annoncé par Emmanuel Macron pourrait être atteint en réformant a déclaré le gouverneur aux micros de France Inter le 6 juillet 2017.

Des économies sont de rigueur pour faire baisser le taux des dépenses publics qui est actuellement de 56 % du PIB ainsi que pour réduire la dette privée des ménages et des entreprises. Elle a atteint 128 % du PIB en 2016 du fait des prêts immobiliers et des taux très bas qui ont intéressé les grandes entreprises mais qui pourraient se retourner contre elles.