Cyberattaque : une addition salée pour les entreprises victimes

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Par Laure De Charette Modifié le 11 juillet 2017 à 10h03
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60Des entreprises ont été visées dans plus de 60 pays du monde.

Certaines grandes entreprises ont été frappées par des cyberattaques. Et les dégâts se comptent parfois en centaines de millions d’euros.

Des millions évaporés

Les victimes des cyberattaques déclenchées fin juin un peu partout dans le monde commencent à faire leurs comptes. Certaines grandes entreprises visées par les hackers chiffrent leurs pertes en dizaines de millions d’euros, parfois, en centaines de millions.

D’après un article paru dans Les Echos, Mondelez par exemple, l'américain qui possède les biscuits Lu, la chocolaterie Cadbury ou les chewing-gums Trident, estime que le virus devrait amputer ses revenus du second trimestre de 3 %, soit une perte de 190 millions de dollars.

En France, des sociétés comme Saint- Gobain ont elles aussi été visées. Il leur faut d’abord faire intervenir en urgence des spécialistes pour contenir la diffusion du virus, puis soigner le système informatique de l’entreprise, endommagé voire détruit, relancer la production si elle s’est arrêtée faute de support informatique, annuler des commandes, mettre des employés au chômage technique. Dans ces conditions, les ravages financiers sont évidemment terribles.

Pire qu'un cyclone ?

Seulement voilà : la plupart des entreprises restent discrètes, pour ne pas être sanctionnées en Bourse.

Du côté des assureurs, on commence un peu à paniquer : les demandes d’indemnisation pour perte d’activité qui n’ont pas encore été envoyées (puisque les entreprises n’ont pas encore fait leurs comptes) pourraient leur coûter très, très cher, peut-être même plus cher qu’une catastrophe naturelle.

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.